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Consultations Addictions

Dr. Wendel Ray presents an article of Don Jackson and John Weakland about Family Therapy

Grégoire Vitry : 

" En ouverture de cette session, en préambule du Comité scientifique, je vous propose une intervention de Wendel Ray qui nous présente un article de Don Jackson et John Weakland sur la thérapie familiale.

Il s'agit d'un article reposant sur une étude de 1961. Les deux auteurs présentent de la même manière la structure de la thérapie familiale telle qu'elle a été conduite auprès de 18 familles de patients schizophrènes. "

Wendel Ray : 

" Bonjour à tous. Cela me fait plaisir de vous retrouver et de vous parler de ces deux très importants articles.

Je m'adresse à vous depuis les archives de Don Jackson ; c'est quelque chose de très impressionnant et ce dont je suis certain, c'est qu'il s'agit des archives les plus importantes concernant les recherches de Gregory Bateson à Palo Alto.

En parlant tout à l'heure avec Grégoire Vitry, nous nous demandions par où commencer l'histoire et nous nous sommes dit que le mieux serait de commencer par le rapport, le premier dans lequel on a parlé de transformer la théorie en thérapie ; c'est ce qu'on appelle la thérapie familiale conjointe.

Cet article du point de vue historique est le premier rapport qui ait été fait par l'équipe de Gregory Bateson ; il explique comment la théorie est devenue une thérapie. Le titre est un titre important il introduit déjà la notion de " toute la famille ensemble". J'essaie, quand je travaille avec mes étudiants, ici à l'université, de définir ce qu'est un bon thérapeute. En 1961, il n'y a pas de thérapie familiale et ce rapport a déclenché un véritable raz de marée.

Cet article, quand il est sorti, faisait partie des 40/60 articles écrits par Palo Alto. Il est le reflet de la pensée de toute l'équipe car tous ont contribué à la constitution du patrimoine du groupe. Ce papier est très dense ; il fait moins de 10 pages et chaque fois qu'on lit une ligne, il faut réfléchir à ce qu'elle veut dire.

Dans un premier temps, il décrit l'homéostasie familiale et la double contrainte. Elle constituent un cadre qui leur permet de réfléchir à ce qui se passe chez les patients hospitalisés, de comprendre ce qui se passe exactement auprès des familles qu'ils ont traitées et des patients.

Ils sont très précis dans la manière dont ils ont écrit ; ils se sont retrouvés, presque par hasard, à recevoir les familles ensemble. Ils disent aussi qu'aussi loin qu'ils connaissent tous leur collègues, personne n'a réfléchi au patient jusqu'alors dans le contexte familial, dans les interractions ici et maintenant, qui sont entrain de se passer dans leur environnement et dans le contexte présent.

Ce n'est par hasard en fait puisque Bateson et ses équipes étaient antrhropologues culturels, et Jackson étant psychiatre, avait travaillé avec d'autres sur les interractions.

Personne ne faisait cela à l'époque ; eux, ils n'étaient pas entrain de chercher ce qui se passait à l'intérieur d'un individu mais faisaient le lien par rapport au comportement entre les gens, à savoir la communication.

Ils sont passés de l'abstaction à l'observation ; alors ils ont dit aux familles, venez venez, comme ça on va voir comment les choses se passent entre vous.

Je ne peux pas souligner assez la transformation qui s'est faite à partir de cet article et les deux téhores qui l'ont porté, d'une part l'homéostasie familiale et la double contrainte. Et ceci va être l'introduction à la thérapie brève.

Je voudrais vous lire maintenant 2 parties de l'article de manière très très précise et vous montrer comment ces deux parties de l'article vont être à l'origine desdo fondamentaux de la thérapie brève du MRI et des autres.

Voici la première : 

Le symptôme a du sens quand on voit au sein d'une famille les interractions.

Cet article concerne l'influence, l'interraction et l'inter-relation qui peuvent être facilement observées directement. 

Et ceci est exactement la position de John Weakland parce que c'est exactemet ce qu'ii a dit en 1974 et qui a lancé la thérapie brève.

Et en 1982, lorsqu'il y a eu le second livre sur les tactiques du changement, il a dit "ça vaut vraiment la peine de faire cette distinction dans les orientations et les rendre très explicites, ce qui permettra d'expliquer pourquoi nous faisons ce que nous faisons." Et ceci permettra en outre de mettre notre thérapie à côté d'autres pour les comparer. Et, à partir de là, dans l'article, ils viennent souligner la thérapie familiale conjointe. Et ce que j'aime bien dans cet article, c'est qu'ils font exactement ce qu'ils font en thérorie, mettent en pratique et ils vous donnent les résultats.

Et donc il est intéressant de prendre cet article et de le comparer par exemple à des articles plus récents et à voir les évolutions depuis 1974. On peut non seulement   observer ce qui a changé avec le temps, mais surtout ce qui est important, c'est de regarder ce qui est resté stable.

Et ceci nous permet de nous dire que quand nous repérons un mode répétitif d'interraction entre deux personnes, en acceptant ce prisme de base, nous pouvons comprendre quelles sont les tentatives de solutions et les abandonner. Et aussi quand deux personnes sont entrain de changer sur quelque chose qui leur pose problème, nous pouvons les voir changer.

Les symptômes ont du sens.

Cet article concerne l'influence, l'interraction entre 2 personnes qui peuvent être observées en prison et ceci est exactement la position de John Weakland car c'est ce qu'il a dit en 1982, à savoir que ça vaut vraiment la peine de rendre explicite le pourquoi de ce que nous faisons.

Teresa Garcia

" Une question : je voudrais vous demander quel intérêt ont eu les personnes qui ont lu cet article professionnel à l'époque et quel impact a t-il eu?. " 

Wendel Ray

L'article a été publié dans des revues de psychiatrie très prestigieuses ; c'était la première fois que l'on parlait de la thérapie familiale. Il a eu beaucoup d'impact. Nombreux ont été les psychiatres qui sont venus vers eux pour la toute première fois.

Il y a des archives sur le sujet avec une quantité inouie d'échanges là-dessus dans les universités de LA Stanford et de Bateson à Santa Cruz.

Il faut qu'on parle d'un article "la cybernétique de soi" qui traite de l'alcoolisme ; c'est un article fondateur et dans cet article, il fait quelques citations très courtes mais extrêmement importantes.

"Nous allons prendre ces idées très sérieusement". Il le relie à la base des alcooliques anonymes et il dit "je travaille sur 2 cours entiers juste sur cette phrase : "nous allons prendre ces idées très au sérieux" et c'est cela qui est arrivé depuis que l'article a été écrit.

Si tu focalises ton attention sur ce qui arrive maintenant entre 2 personnes, ça t'amène à regarder l'interraction de la même manière que ce qu'on fait au centre de thérapie brève aujourd'hui.

 

Etiquetas: recherche,, Wendel Ray, MRI, Thérapie familiale, Interactions

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