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Parler d'un traumatisme à son propre entourage, quand est-ce que c'est utile? par Roberta MILANESE

Question

Vous avez qualifié de tentative de solution dysfonctionnelle le fait de parler de son traumatisme à ses amis. Pourtant, on pourrait penser que c'est réconfortant....

Je suis pour ma part coach mais j'ai aussi à accompagner des clients dans des situations de gros stress.

 

Commentaire

Il y a une grande différence entre parler avec ses amis juste après l'événement à l'origine du trauma et en parler longtemps après, encore et encore...

Juste après le trauma, la parole et le partage permet de trouver du réconfort et c'est très important. Le problème survient quand le fait de parler devient une tentative de solution car en parlant, la personne devient dépendante de l'aide des autres et n'arrive pas à comprendre qu'elle pourrait gérer son problème par elle-même.

Parler d'une situation en général n'est pas un problème en soi ; cela dépend des effets produits et une chose très utile juste après un événement peut devenir dysfonctionnelle dans le temps.

En entreprise, on retrouve ce type de situation, lorsque des transformations interviennent, que les salariés sont mis devant le fait accompli sans possibilté de faire valoir leur point de vue. Ils s'épanchent, ce qui leur fait du bien, les rend solidaires les uns des autres, neutralisent leur peur, mais le problème devient alors collectif.

Mais, s'il est collectif, l'union en l'occurence ne faisant pas la force, il se transforme en résignation et dépréciation collective, ce qui rend encore plus désespérante les situations individuelles. Il convient donc dans ce cas de couper court.

Mots-clés: stress post-traumatique

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