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Consultations Addictions

Vie personnelle et professionnelle au fil des incertitudes

Claude de Scoraille - Grégoire Vitry - Olivier BrosseauImage Slides présentation GV CDS OB

 

Introduction Grégoire Vitry

Après un mois de confinement, nous aurons multiplié les expériences de situations inédites et insoupçonnées, tantôt déconcertantes, frustrantes ou douloureuses, tantôt surprenantes, joyeuses et bienvenues. Il nous aura fallu admettre la réalité de la maladie et la nécessité de s’en protéger avec les moyens du bord, les familles auront dû intégrer de façon permanente la présence des enfants, entre suivi scolaire et loisirs confinés, beaucoup auront découvert la souplesse et les contraintes du télétravail et leurs conséquences sur la vie de famille, d’autres l’enchantement ou le désœuvrement face au chômage partiel, d’autres encore le désarroi face à une perte d’emploi, à l’isolement d’un parent âgé, à la maladie ou la mort d’un proche et à l’incapacité de l’accompagner.

 Au fil du confinement, nos perceptions et notre réalité évoluent. Les incertitudes demeurent et changent de visage. Où et comment se présentent-elles à nous à l’heure où les prémisses de déconfinement commencent à se dessiner ? Dans le travail, dans la famille, chez l’individu ? À travers cette nouvelle édition de notre webinar, nous tenterons d’éclairer les enjeux de cette période nouvelle et de voir ensemble comment naviguer au mieux sur cette mer d’incertitudes qui se présente à nous.

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COVID 19 - de la peur à la détresse émotionnelle, réduire le risque du syndrome de stress post-traumatique - Claude de Scorraille - 27 mars 2020

Covid 19 - De la peur à la détresse émotionnelle, réduire le risque du syndrome de stress post-traumatique

par Claude de Scorraille
27 Mars 2020 

Ma précédente intervention portait sur la façon de prendre en charge la détresse émotionnelle pendant la phase de confinement liée au covid 19.

Mon propos visait à repérer à partir des principaux facteurs de stress en jeu les émotions qui peuvent surgir : la peur, la colère et la douleur dans la perspective de poser un cadre pour favoriser leurs régulations.

Je vous propose à présent d’aller plus loin dans la compréhension de la détresse émotionnelle dans la perspective de neutraliser les conséquences psychologiques qui nous menacent dans l’après crise, en particulier le syndrome de stress post-traumatique.

De la peur à la détresse émotionnelle

Pour Nardone la peur est une perception qui déclenche aussitôt une émotion et cette émotion qui accompagne la perception va provoquer une réaction psychophysiologique. On a d’un côté la perception-émotion de l’autre une réaction psychophysiologique, le corps est impacté et à partir de là l'anxiété émerge et se maintient si les mécanismes de régulation sont perturbés.

 

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Prendre en charge les situations de détresse émotionnelle liées au COVID-19 - Claude de Scorraille


On se retrouve, tous avec le COVID 19 et le confinement qui nous est imposé depuis près de 15 jours, dans une situation inédite et qui met notre goût pour le contrôle en difficultés avec en conséquence une  surcharge émotionnelle. Certains d’entre nous ont la capacité de la gérer, pour d’autres c’est plus difficile. Pour ces derniers cela se manifeste souvent par un débordement émotionnel qui peut prendre plusieurs formes : stress, anxiété et angoisse. La peur est l’émotion qui est centrale dans l’anxiété, à ses côtés la colère est également au rendez-vous, beaucoup de chose peuvent nous irriter ou nous faire exploser. La douleur se manifeste aussi en particulier dans l’impuissance que nous rencontrons dans notre rapport à nous même aux autres et au monde. Pour favoriser la régulation de ces émotions, il est important en premier lieu de savoir les reconnaître pour les nommer. Je vous propose d’aller à leur rencontre.

 

La peur

Dans notre situation, évidemment comment ne pas avoir peur ? il est normal d’avoir peur. On fait face à un virus, très contagieux, les experts mobilisés pour le combattre sont en désaccord sur les mesures à prendre, on est aujourd’hui plus de 2 milliards confinés dans le monde, et au delà du risque liée à la maladie, il y a bien sûr toutes les conséquences colatérales qui sont déjà une réalité pour certains, le chomage ainsi que les difficultés financières. Alors comment faire pour gérer cette peur ? comment gérer l’anxiété. Jeffrey Zeig,nous dit qu’il est important de distinguer la peur de l’anxiété.

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Prévenir le burn-out et ses récidives avec l’approche systémique stratégique par Vira HENG

Troisième rencontre SYPRENE. Vira Heng nous parle aujourd'hui du burn-out.

"Le burn-out est un sujet qui a longtemps été associé à l’univers professionnel, mais qui a vu apparaître des déclinaisons dans d’autres univers relatifs à la vie personnelle : le burn-out du quotidien le burn-out maternel, le burn-out des enfants… et il est de plus en plus souvent associé à cette notion de charge mentale. Mais qu’est-ce-que le burn-out ? C’est une surcharge de travail et de tâches telles que la personne touchée par ce fléau n’est plus en capacité de gérer la situation. Il est complexe et se manifeste par une grande variété de symptômes (134 identifiés par Schaufeli et Enzmann) qui ne permettent pas d’en brosser un tableau précis, mais il est difficile de distinguer ceux qui sont à l’origine du burn-out de ceux qui sont causés par lui.

Ce qu’ont en commun ces personnes candidates idéales au burn-out ? La recherche de performance, de sur-adaptation, de perfection, d’exigence, la perte de sens… sont des caractéristiques que l’on retrouve chez elles, tout comme les tentatives de solution sous-jacentes de contrôle excessif de la situation ou d’évitement de régulations avec l’entourage, qui sont également des dénominateurs communs, et ces façons d’agir sont autant transposables au travail qu’à la maison.

burn out

 


À travers le cas d’une femme qui vient en consultation pour un cas de problèmes relationnels avec son entourage, et qui évoque son burn-out professionnel ayant eu lieu deux ans auparavant, elle met en lumière la tendance qu’elle a de rentrer dans cette logique d’accumulation de tâches au travail, mais aussi à la maison. Elle n’a pas repris d’emploi au moment où elle vient en consultation, et pourtant sa charge mentale est devenue exponentielle et elle a du mal à faire face sereinement à la situation. Elle se trouve au bord d’un burn-out du quotidien cette fois. Ce cas va nous permettre de mettre en lumière les signes annonciateurs d’un burn-out, ainsi qu’une façon de le prévenir ou d’empêcher une récidive.

À travers l’approche systémique stratégique, nous allons essayer de comprendre les mécanismes et les tentatives de solution qui se mettent en place chez elle en considérant les boucles interactionnelles que cette cliente met en place face à elle-même et qu’elle met en place face à son entourage. Nous allons aussi observer quelles émotions sous-jacentes guident son comportement et nous évoquerons ensuite les techniques utilisées à travers des recadrages et des prescriptions spécifiques pour amener des pistes amenant à un début de résolution. Nous nous intéresserons particulièrement à la prescription « Découvrir ses limites » et verrons l’effet que cette prescription aura eu dans le changement de perception et de comportement de cette cliente, favorisant l’affirmation de ses limites, une meilleure communication avec son entourage et une meilleure prise en compte d’elle-même, puisqu’elle avait tendance à s’oublier.


La réflexion autour de ce cas fait aussi émerger une notion de burn-out global qui ne cantonne plus seulement le burn-out au simple burn-out professionnel, puisqu‘il inclut l‘ensemble de la charge mentale que la personne est amenée à supporter et qui comprend à la fois des éléments émanant du professionnel et du personnel.

Le burn-out n’est pas une fatalité, il est possible d’éviter de tomber ou de retomber dans le piège du burn-out en aidant les personnes à changer de façon de percevoir la situation et en les conduisant à adopter de nouveaux comportements, à se rééduquer, afin qu’elles se remettent au centre et qu’elles retrouvent du sens, grâce à l’approche systémique stratégique."


Vira HENG

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Palo Alto et intelligence collective par Stéphane SANCOIS

Aujourd'hui, lors de notre deuxième rencontre SYPRENE, Stéphane SANCOIS est intervenu sur le thème de l'intelligence collective au sein des organisations et de notre modèle d'intervention systémique : quels sont les points communs, les points de divergence et qu'avons-nous à dire, nous, de notre vision de Palo Alto ?

Les enjeux d'intelligence collective pour les entreprises ont été définis dans les années 80, au sortir de la guerre froide, dans un monde devenu incertain, volatile, complexe et ambigu, autour des concepts d'agilité et d'adaptabilité.

 

Un autre constat fait au travers d'une étude Gallup est venu renforcer ce besoin d'intelligence collective. Il apparaît en effet que l'engagement des collaborateurs impacte directement la performance des entreprises avec des disparités constatées selon les pays ; ainsi, aux Etats-Unis 33% des salariés se disent engagés alors qu'en France ils ne sont que 10%.

Ce qui fait la différence, ce sont les pratiques managériales. Aux Etats-Unis, il y a moins de structures hiérarchisées (la notion de cadre n'existe pas). On est moins intrusif et plus holacratique.

C'est un sujet qui est aujourd'hui très largement compris et pris en compte au sein des organisations.

A titre d'illustration, les méthodes de "lean management", "scrum", "master ux", "design thinking" et "coach agile" sont des mots clés relevés aujourd'hui dans un très grand nombre d'offres d'emploi.

intelligence collective

 

Quand on parle d'intelligence collective, on se réfère à trois notions : le "lean startup", le "scrum liberating structure" et le "desing thinking".

Le lean startup vient du lean manufacturing né chez Toyota. Dans les années 90, Toyota s'implantait à Valenciennes et, disait-on alors, n'arriverait pas à recruter les 2000 salariés dont ils avaient besoin. Aujourd'hui Toyota est le premier producteur mondial et le site de Valenciennes à la pointe de leur méthode manageriale qui repose sur le recherche d'une production "0 défaut". General electric poursuit le même objectif.

Lean strartup signifie "comment être mince et efficient" et recouvre des méthodes adaptées à des modèles complètement différents en taille, taux de croissance et technologies.

La boucle qui prévaut dans ces modèles c'est : produire, mesurer, apprendre. Je produis un prototype en visant une qualité minimale

Viable, je mesure et je tire les enseignements de l'utilisation qui est faite de ce produit. J'apprends de cela et je relance une boucle d'idéation pour re-produire et enrichir.

Aller tout de suite se confronter à l'usager en particulier les leaders d'opinion qui sont les clients les plus ouverts à leur produit, c'est la boucle de feedback lean startup.

Dans les méthodes agiles, le scrum a été proposé par un ex pilote de l'armée américaine revenu du Vietnam avec une conviction chevillée au corps : ce qui compte, c'est l'adaptation d'un plan à une réalité de terrain. Le scrum a été adopté par certains milieux scolaires, aux Pays Bas par exemple et se traduit par l'organisation suivante : les élèves reviennent sur ce qu'ils ont appris hier et décident ensemble de ce qu'ils veulent apprendre aujourd'hui. L'enseignant n'est qu'en support.

Scrum signifie la mêlée ; c'est un processus qui fait que par exemple sur une chaîne de production automobile, on n'attend pas que le produit soit terminé pour étudier le défaut. On arrête la chaîne, on se réunit et on ne redémarre pas tant que la cause du problème n'est pas identifiée et résolue.

On est dans un sprint pour produire des prototypes, les tester et itérer sur ces prototypes. On se confronte très vite au client pour entendre les feedbacks et réajuster. Il faut par conséquent une autonomie maximale de décision des équipes, de la réactivité et une bonne et rapide adaptation.

Cela fait penser à la thérapie brève, au coaching bref par rapport à d'autres pratiques.

Liberating structures : 33 protocoles d'intéractions de réunions sont en open source sur un site "liberationstructures.fr"; ce sont de petits modes d'emploi pour faire du design de réunion selon les besoins. On passe tout de suite à l'expérience et on réfléchit ensuite sur l'expérience". Cela peut nous faire penser aux expériences émotionnelles correctrices que nous connaissons bien.

Le design thinking c'est s'inspirer du mode de pensée des disgners pour l'instaurer dans tous les domaines. Un exemple : comment réinventer l'expérience visiteurs du Louvre ? Une approche dite en double diamant à été utilisée ; il s'agissait de remettre le client au centre avec une phase de recherche, le contexte, le besoin, les usages, une analyse brainstorm, un prototype, une modélisation et un test à retravailler de manière itérative et permanente. Les clients types étaient un touriste Chinois qui visite l'Europe en 2, une étudiante Erasmus intéressée mais pressée, un père de famille qui vient en famille découvrir le musée....

Quels sont les liens entre ces approches et notre modèle d'intervention ?

Similitudes : "j'écoute le client, je me mets à sa place, je parle son langage, il y a des itérations pragmatiques". Ces méthodes ont réintroduit de la logique circulaire et des boucles dans des processus très linéaires; il y a un objectif minimum viable, des approches 100% expériencielles (clients, employés, partenaires) pour accélérer le changement.

Différences : nous, nous analysons les boucles interactionnelles qui nous aident beaucoup à résoudre la complexité. On tâtonne moins. On sait ce qu'on cherche à faire ; c'est plus ciblé. La stratégie d'action et d'intervention n'est pas inscrite dans ces modèles ; nous, nous savons ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, avec un cadre d'intervention clair.

 

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Le travail émotionnel en thérapie stratégique par Claire TANNE

 

« Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l’apathie en mouvement. »

Carl Gustav Jung

emotion palo alto

 

Nos échanges ont porté aujourd’hui sur mon observation de la prise en charge des émotions en thérapie stratégique et la posture du thérapeute dans ce travail émotionnel.

En effet, les émotions sont au cœur de notre existence et nous rencontrons fréquemment des patients qui expriment plus ou moins facilement et clairement leurs émotions. Et puis, il y a ceux qui consultent parce que l’émotion s’est transformée en trouble émotionnel, recouvrant des symptômes pathologiques qui peuvent durer de quelques semaines à parfois quelques années. Face à ces situations sensibles, parfois déstabilisantes en tant que thérapeute, nous pouvons nous sentir démunis et de telles situations aboutissent souvent à des ruptures relationnelles voire à des blocages thérapeutiques. Et ceux-ci peuvent avoir des conséquences importantes tant pour le patient que pour le thérapeute. Aussi, même si l’émotion peut faire partie du problème, elle peut être un levier thérapeutique.

Le cœur de l’approche stratégique est d’explorer, dans un premier temps, le fonctionnement du problème en identifiant la « tentative de solution » puis dans un deuxième temps, de la neutraliser afin de permettre au patient de vivre des expériences émotionnelles correctrices qui progressivement, vont devenir un point nouveau point d’ancrage corporel du patient. Ceci l'encourage à amplifier et renouveler l'expérience. Nouveaux référents forts, elles lui permettent d’éviter de revenir en arrière et ne pas retomber dans un schéma dysfonctionnel ou la pathologie.

Tout mon travail d’observation et d’exploration m’a fait prendre conscience que l’approche stratégique aborde l’émotion non pas seulement comme un état intérieur, mais une association de plusieurs éléments puissants et qu’elle l’intègre totalement dans le processus thérapeutique. Elle est un point de passage entre le travail cognitif et le travail comportemental. Nous agissons en fonction de ce que l’on pense et les émotions sont également liées à cela.

Le processus de régulation, pour le thérapeute, est de travailler dans cette circularité en modifiant notamment les éléments cognitifs, émotionnels et comportementaux, qui constituent la « solution dysfonctionnelle » du patient. Tout ceci me permet de poser cette nuance dans le processus de régulation émotionnel : c’est un travail de régulation par l’émotion et non de l’émotion. En ce sens, l’émotion est un médiateur du changement.

peur phobie

Nous avons abordé l’étude de cas d’Alexandre, âgé de 24 ans, qui consulte pour un trouble phobique qu’il a depuis 6 ans. Lors d’un séjour en vacances avec des amis, après une soirée alcoolisée, il fait une crise de tachycardie en conduisant, ce qui le conduit à l’hôpital. Il a cru qu’il allait mourir. 

Il se sent limité et frustré de ne pas pouvoir voyager comme bon lui semble sans ressentir de l’anxiété ou de l’angoisse. Ce cadre très restreint impact également sa vie sociale. Il se sent fermé et honteux de part ce qu’il vit. Aussi, cette ouverture géographique lui permettrait également une ouverture relationnelle - car plus épanoui et plus heureux s’il arrivait à surmonter ses peurs.

C’est une difficulté qu’il vit vis-à-vis de lui-même et qu’il essaie de surmonter seul. Il a déjà essayé différents accompagnements tels que l’hypnose, l’EMDR et une psychothérapie pour l’aider à surmonter sa difficulté. Cela l’a aidé à aller un peu mieux mais n’a pas aidé à résoudre son problème définitivement. Un sentiment d’impuissance et de déception s’installe.

Envahi par sa peur, il évite donc les situations qui lui font peur et essaie de contrôler ses sensations de peur et d’angoisse. Le mouvement stratégique mis en place par le thérapeute, a été de co-construire avec le patient des alternatives cognitives et comportementales pour renverser la dynamique dysfonctionnelle. En effet, recadrer la peur auprès du patient qu’ « une peur qu’on évite se mue en panique et qu’une peur qu’on affronte se transforme en courage », et en parallèle prescrire le symptôme avec la tâche du « fantasme du pire » a permis au fil des séances de libérer Alexandre de sa peur phobique, de se confronter aux situations qu’il évitait jusque-là et même de transmuter sa peur en plaisir.

 

Enfin, nous avons longuement échangé sur fait que le travail de régulation émotionnelle requiert un savoir-faire et savoir-être du thérapeute. En effet, le savoir-faire d’un thérapeute n’est pas uniquement centré sur les dysfonctionnements ou les pathologies à soigner. Une de ses compétence fondamentale notamment réside aussi dans sa capacité à prendre en compte et à exploiter le ressenti émotionnel – le sien comme celui du patient.

La prise en compte de l’aspect émotionnel des tentatives de solution se place ainsi au service de la stratégie déployée par l’intervenant. Et même si travailler avec elles ne garantit pas de résoudre totalement le problème du patient, cette dynamique permet néanmoins d’ouvrir les perspectives thérapeutiques et de participer nettement à l’amélioration de l’alliance thérapeutique autrement dit la relation, étant le cœur de la psychothérapie.

Claire Tanne

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Comment améliorer votre pratique avec SYPRENE ?

 

ian schneider TamMbr4okv4 unsplash

Nous avons échangé aujourd’hui sur le principe du Practice Research Network (P.R.N) et les bénéfices apportés aussi bien pour les praticiens que pour les patients, suivi des résultats de recherche.

Le P.R.N est un réseau constitué de cliniciens-chercheurs investis et qui cherchent à se parfaire. Chacun des praticiens s’engage, dans une forme de recherche appliquée, à encoder et observer sa pratique puis à intervenir et partager lors de réunions mensuelles entre pairs.

Le PRN est basé sur une infrastructure qui produit des bases de données potentiellement volumineuses qui peuvent être utilisées comme preuves pratiques.

Ici, la motivation première n’est pas l’obligation de devoir améliorer sa pratique mais le désir et l’envie. Le désir de développer un meilleur savoir être, accompagné par le savoir-faire et l’envie de partager, d’explorer des options d’évolution.

Que pensent nos 28 praticiens de leur engagement dans ce processus dynamique ? Selon leur retour, cela leur donne la possibilité avant tout, d’une bonne prise de recul pour chacun de leurs patients. Ensuite l’encodage et l’observation de pratique leur apporte de mieux structurer leurs interventions ainsi que de revisiter les subtilités de l’approche systémique stratégique.

Enfin, cela leur permet également d’installer un feed-back systématique avec leurs patients, notamment au travers de questionnaires d’évaluation, qui participent à l’amélioration de la prise en charge.

 tobias mrzyk iuqmGmst5Po unsplash

Les premiers résultats de recherche établis à l’aide des données encodées (par des praticiens de l’approche systémique et stratégique uniquement.), sur 767 cas traités ayant fait l’objet d’un rendez-vous clôturé, on observe une résolution ou une amélioration du problème dans 79 % des cas et la durée moyenne du traitement a été de 5 mois. 53% sont considérés comme résolus par les praticiens (7-10), 26% se sont améliorés (4-6), 21% sont considérés comme non résolus (0-3).

Pour présenter les différents types de situations pour lesquelles les clients sont venus en consultation, nous ne retenons que les types de diagnostic pour lesquels il y a eu 10 ou plus de cas répertoriés et nous présentons dans 2 tableaux séparés les diagnostics interactionnels qui ne correspondent pas à la nomenclature DSM5 et les diagnostics DSM5.

Les types de situations les plus souvent rencontrés par les partenaires du réseau sont

> les problèmes de confiance en soi (102),

> les conflits interpersonnels (84),

> les problèmes relationnels rencontrés au travail (70),

> les problèmes liés au manque de confiance dans les autres (69),

L’évaluation du taux de résolution est de 80% environ.

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LACT à "La Journée des entreprises" le 28 mars 2019 au Sénat

28 mars 2019
La Journée des entreprises

Nous interviendrons au sein de "La Journée des entreprise" organisée au Sénat le 28 Mars : 

> 15h30 : Bien être en entreprise : quelles améliorations possibles ? 
  • M. Emmanuel HERVÉ, Président du directoire du groupe Hervé (Joué-les-Tours) ;
  • M. Fabrice PONCET, Co-fondateur et co-gérant de La Fabrique, entreprise de fabrication de mobilier, d'agencement d'intérieur, de scénographie et d'art contemporain dans le Rhône ;
  • Mme Claude de SCORRAILLE, Présidente de LACT et M. Grégoire VITRY, Directeur de LACT, coauteurs de l’ouvrage publié en 2017 : Quand le travail fait mal : Une clinique de la relation pour soigner les maux au travail (InterÉditions) ;
  • Mme Catherine TESTA, Fondatrice du club des Chief Happiness Officers (CHO), auteur du best seller publié en 2017 : Osez l’Optimisme ! (Éditions Michel Lafon).

"Le Sénat est heureux de vous accueillir, vous les chefs d’entreprise venus de toute la France, pour la quatrième édition de la Journée des entreprises, le jeudi 28 mars 2019. Organisée par la Délégation sénatoriale aux entreprises au Palais du Luxembourg, cette journée est l’occasion de poursuivre le dialogue établi sur le terrain entre sénateurs et dirigeants de PME et d’ETI.

Créée fin 2014 à l’initiative du Président du Sénat, M. Gérard LARCHER, cette délégation, qui rassemble 42 sénateurs de tous bords, est chargée d’informer le Sénat sur la situation des entreprises, de recenser les obstacles à leur développement et de proposer des mesures visant à favoriser l’esprit d’entreprise et à simplifier les normes applicables à l’activité économique, en vue d’encourager la croissance et l’emploi dans les territoires. 

Depuis janvier 2015, la délégation est allée à la rencontre de plus de 430 entrepreneurs français dans 22 départements, ainsi que dans plusieurs villes d’Europe telles que Londres, Berlin, Copenhague, ou Bruxelles. Sur le fondement des témoignages de terrain ainsi recueillis, elle intervient en posant des questions au Gouvernement et en élaborant des propositions de loi, des propositions de résolution, des rapports ainsi que des amendements aux projets de loi concernant les entreprises. Elle mène aussi des études comparatives ou des études d'impact préalables pour éclairer le vote du Sénat sur les dispositions qui touchent l’entreprise. En outre, elle organise, dans le cadre d’une convention avec CCI France, des stages d’immersion des sénateurs en entreprise. 

Pour faire le bilan de toutes ces actions, nous vous invitons à cette journée du 28 mars qui vous est dédiée, vous les entrepreneurs avec qui nous tissons des liens durables depuis maintenant quatre ans. Nous vous présenterons les fruits des échanges de terrain entre sénateurs et entreprises, depuis les stages d’immersion jusqu’à l’adoption au Sénat d’un projet de loi pour supprimer les sur-transpositions de directives en droit français. Nous débattrons ensuite de ce que bien être en entreprise signifie : pourquoi est-ce un enjeu et quelles sont les améliorations possibles ? Cette journée sera un moment fort de ce qui fait l’ADN de la Délégation sénatoriale que j’ai l’honneur de présider : le dialogue avec les entreprises." 

Élisabeth LAMURE,
Présidente de la Délégation aux entreprises

Plus d'info : http://www.senat.fr/evenement/journee_des_entreprises/2019.html

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