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Claude de SCORRAILLE
Psychologue - systémicienne - chercheuse en santé mentale - clinicienne de la relation - thérapie brève spécialiste en stratégies relationnelles

Il existe une différence fondamentale entre une photographie et un film. La photographie fige, classe et étiquette. Le film, lui, montre ce qui se passe entre les personnages, comment ils se regardent, comment ils se fuient, comment ils se répètent sans le savoir. Le génogramme classique, tel qu’il a été formalisé par Murray Bowen puis popularisé par McGoldrick, Gerson et Petry (1999), ressemble souvent à une photographie de famille un peu trop sage : des carrés pour les hommes, des cercles pour les femmes, des lignes doubles pour les mariages, des barres obliques pour les divorces. On y voit la structure sans jamais entendre un bruit.

Le génogramme systémique, tel que le conçoit l’approche systémique et stratégique héritée de l’école de Palo Alto, est une tout autre affaire. Il ne s’agit pas de cartographier qui est qui dans la famille, mais de rendre visible ce qui circule entre les personnes : les flux de loyauté, les boucles de rétroaction, les tentatives de solution qui se transmettent de génération en génération et dont personne ne comprend vraiment l’origine. C’est un outil clinique qui refuse de confondre la carte avec le territoire, pour reprendre la formule d’Alfred Korzybski que les systémiciens ont faite leur.

Dans un contexte où les approches thérapeutiques peinent parfois à rendre compte de la complexité relationnelle des situations humaines, le génogramme systémique peut servir de boussole.

La limite du génogramme classique : une radiographie sans le souffle

Le génogramme classique permet de repérer des patterns récurrents, des ruptures qui se reproduisent à la même génération, des suicides qui traversent parfois les familles comme une malédiction, des divorces qui s’enchaînent…. Joseph et al. (2022), dans une revue de littérature sur l’efficacité thérapeutique du génogramme, confirment son utilité comme outil d’évaluation et de structuration du contexte familial, tout en soulignant que les études d’efficacité directe restent rares et que la littérature demeure surtout descriptive.

C’est en effet un outil essentiellement descriptif, dans une approche qui se veut résolument interactionnelle. L’approche systémique et stratégique, telle qu’elle est enseignée et pratiquée par LACT, part d’un postulat radicalement différent : ce qui compte n’est pas la structure familiale en elle-même, mais les interactions qui s’y déroulent, les tentatives de solution que chaque membre du système met en oeuvre pour résoudre un problème, et la façon dont ces tentatives, souvent bien intentionnées, finissent par entretenir et amplifier le problème lui-même. Comme l’écrit Watzlawick, on peut très bien se faire soi-même son propre malheur avec les meilleures intentions du monde.

Le génogramme systémique prend le génogramme classique comme point de départ et lui insuffle une logique interactionnelle : au lieu de photographier la famille, il filme les boucles.

Ce que cartographier les flux veut dire

Cartographier les flux relationnels, c’est s’intéresser à ce qui se passe entre les personnes plutôt qu’à ce qu’elles sont. C’est une distinction épistémologique fondamentale, directement héritée de Gregory Bateson, qui rappelait que l’unité de survie n’est pas l’organisme isolé, mais l’organisme percevant dans son environnement (Bateson, 1972, cité dans Le grand livre du diagnostic systémique et de l’intervention stratégique, Dunod, 2024).

Dans la pratique clinique, cela signifie que le thérapeute qui utilise le génogramme systémique ne cherche pas seulement à savoir qui a divorcé, qui est mort jeune ou qui souffre de dépression depuis trois générations. Il cherche à comprendre comment ces événements ont généré des réponses relationnelles, des règles implicites, des croyances partagées qui organisent encore aujourd’hui les interactions du système. Il cherche les flux : flux de loyauté, flux de dette, flux de peur, flux de colère.

La perception joue ici un rôle central. Elle s’enracine dans les expériences de vie et génère des réactions qui, à leur tour, créent des expériences encodées sous forme de schémas de perception et d’action activés dans nos relations avec autrui et avec le monde. Le génogramme systémique tente de rendre ces schémas visibles, de les nommer, de les tracer sur le papier pour que le patient puisse les voir de l’extérieur..

Alexander et al. (2018), dans une étude qualitative portant sur neuf femmes concernées par la violence familiale intergénérationnelle, ont observé que la construction du génogramme produisait des effets thérapeutiques et transformateurs non prévus : les participantes prenaient conscience de patterns qu’elles n’avaient jamais formulés, et cette prise de conscience avait une valeur clinique propre, indépendante de toute interprétation du thérapeute. C’est exactement ce que vise le génogramme systémique : rendre visible ce qu’on ne voit pas.

L’axe horizontal et l’axe vertical : deux dimensions du flux

Le génogramme classique articule deux axes : un axe horizontal qui représente les relations actuelles au sein d’une génération, et un axe vertical qui trace la transmission entre générations. Le génogramme systémique conserve cette architecture, mais en modifie radicalement le contenu.

Sur l’axe horizontal, ce ne sont plus seulement les liens formels (mariage, fratrie, séparation) qui sont représentés, mais les modes d’interaction : qui contrôle qui, qui protège qui, qui évite qui, qui déclenche chez l’autre une réaction de fuite ou d’attaque. On y inscrit les tentatives de solution redondantes, ces comportements répétés qui, selon la logique systémique et stratégique, constituent le cœur du problème. Dans Quand le travail fait mal, de Scorraille, Brosseau et Vitry illustrent bien cette dynamique dans le contexte professionnel : les interactions dysfonctionnelles au travail reproduisent souvent des patterns relationnels appris dans le système familial d’origine, et les tentatives de les résoudre par les mêmes moyens ne font qu’aggraver la situation.

Sur l’axe vertical, ce ne sont plus seulement les événements biographiques qui sont notés, mais les règles implicites transmises : les croyances sur ce qu’il faut faire pour être aimé, les injonctions paradoxales héritées, les loyautés invisibles qui contraignent les choix de vie sans que personne n’en soit conscient. Chrząstowski (2011) a montré que le génogramme, abordé sous un angle narratif, permet d’explorer et de réécrire ces récits familiaux, de repositionner les rôles et de libérer les membres du système des scripts qui les emprisonnent. Le génogramme systémique va plus loin : il ne se contente pas de réécrire le récit, il identifie les boucles interactionnelles qui maintiennent ce récit en place.

Tentatives de solution et transmission générationnelle : le coeur du diagnostic

L’un des apports les plus originaux de l’approche systémique et stratégique au génogramme est l’introduction explicite des tentatives de solution comme objet d’analyse intergénérationnelle. Le concept, central dans l’école de Palo Alto, désigne ces comportements que le sujet ou son entourage mettent en œuvre pour résoudre un problème et qui, paradoxalement, contribuent à le maintenir ou à l’aggraver.

Or ces tentatives de solution se transmettent. Une mère qui gère son anxiété par le contrôle apprend à ses enfants que le contrôle est la réponse appropriée à l’incertitude. Ces enfants, devenus adultes, contrôlent à leur tour, et s’étonnent que cela ne fonctionne pas mieux qu’avec leur propre mère. Le génogramme systémique va permettre de tracer cette transmission, de montrer au patient que ce qu’il croit être sa solution personnelle est en réalité un héritage relationnel, une réponse apprise dans un contexte qui n’existe plus mais dont la logique continue d’opérer.

La construction conjointe : un acte thérapeutique en soi

Le génogramme systémique se construit avec le patient, en temps réel, dans la séance. C’est un acte thérapeutique à part entière.

Cette construction conjointe a plusieurs vertus. Elle renforce l’alliance thérapeutique, ce que Stabler (2013) a confirmé dans une étude exploratoire montrant que le génogramme, utilisé avec tact en thérapie individuelle, améliore la relation thérapeutique et le processus de changement. Elle permet au patient de voir se dessiner sous ses yeux la logique de son propre système, ce qui produit souvent un effet de recadrage spontané : “Ah, mais c’est exactement ce que faisait ma grand-mère !” Cette exclamation marque le moment où le patient commence à percevoir son comportement non plus comme une caractéristique personnelle immuable, mais comme une réponse apprise dans un contexte relationnel spécifique.

La construction conjointe permet aussi au thérapeute d’exercer ce que l’approche systémique nomme le dialogue stratégique : poser des questions qui orientent la perception sans imposer une interprétation, créer des prises de conscience par la formulation plutôt que par l’explication. Les 5 axiomes de la communication pragmatique de Watzlawick rappellent qu’on ne peut pas ne pas communiquer : chaque question posée pendant la construction du génogramme est déjà une intervention.

Huss et al. (2021), dans une étude participative sur les génogrammes créatifs en travail social familial, ont montré que cette approche améliore l’information, l’engagement et la stimulation des participants.

Génogramme systémique et diagnostic systémique : un outil au service de la lecture interactionnelle

Le génogramme systémique n’est pas une fin en soi. Il est un outil au service du diagnostic systémique, cette lecture interactionnelle du trouble qui constitue le cœur de l’approche de Palo Alto. Dans cette perspective, le génogramme systémique sert à identifier trois niveaux de flux relationnels. Le premier niveau est celui des flux actuels : qui interagit avec qui, selon quelle logique, avec quels effets sur le problème présenté. Le deuxième niveau est celui des flux transmis : quelles règles, croyances et tentatives de solution ont été héritées du système familial d’origine. Le troisième niveau est celui des flux anticipés : comment le patient imagine que son propre comportement va se transmettre à ses enfants ou à son entourage, et quelle anxiété cette anticipation génère.

Ce troisième niveau est souvent le plus chargé cliniquement. Brites et al. (2026), dans une étude portant sur 32 familles de vétérans portugais (n = 100), ont montré que les génogrammes permettent de capturer la dynamique systémique du trauma et de distinguer différents groupes d’impact, révélant comment le stress post-traumatique d’un membre affecte l’ensemble du système familial, entre vulnérabilité et résilience. Le génogramme systémique, appliqué à ces situations, permet de tracer les flux de trauma à travers le système et d’identifier les points de résilience qui peuvent servir d’appui à l’intervention.

La question du contexte : génogramme et culture

Le génogramme classique a été critiqué pour son ethnocentrisme. Puhlman et al. (2023) soulignent que le génogramme linéaire standard reflète une vision occidentale de la famille, fondée sur la famille nucléaire et les liens biologiques, qui ne rend pas compte de la diversité des configurations familiales dans d’autres cultures. Le génogramme systémique, en se concentrant sur les flux relationnels plutôt que sur la structure formelle, est naturellement plus adaptable aux contextes culturels variés.

Ce qui importe, dans une lecture interactionnelle, ce n’est pas de savoir si la famille est nucléaire ou étendue, biologique ou recomposée, mais de comprendre comment les membres du système se perçoivent mutuellement, quelles règles implicites organisent leurs interactions, et quelles tentatives de solution sont mises en oeuvre pour gérer les tensions. Ces questions sont universelles, même si leurs réponses varient considérablement d’une culture à l’autre.

Haber et al. (2021) ont montré que les thérapeutes en formation qui utilisent le génogramme pour explorer leur propre famille d’origine développent une conscience accrue de leurs biais culturels et de genre.

Génogramme systémique et troubles spécifiques : quelques applications cliniques

L’intérêt du génogramme systémique est aussi qu’il s’adapte à la quasi-totalité des troubles présentés en consultation, tout en gardant une cohérence méthodologique. Quelques applications méritent d’être détaillées.

Dans les troubles anxieux et phobiques, le génogramme systémique permet de tracer la transmission des peurs et des stratégies d’évitement. Une phobie sociale, par exemple, ne surgit pas dans le vide : elle s’inscrit souvent dans un système familial où l’exposition sociale a été vécue comme dangereuse, où la honte a été utilisée comme régulateur relationnel, où l’évitement a été valorisé comme prudence. Tracer ces flux permet au patient de comprendre que sa peur n’est pas une faiblesse personnelle mais une réponse apprise dans un contexte qui avait sa propre logique. Pour approfondir la compréhension de ces mécanismes dans une lecture systémique, une vision systémique des troubles anxieux est disponible sur le site de LACT.

Dans les situations de souffrance au travail, que de Scorraille, Brosseau et Vitry (2017) ont analysées avec finesse dans Quand le travail fait mal, le génogramme systémique révèle comment les patterns relationnels appris dans la famille d’origine se rejouent dans les interactions professionnelles. Le manager qui ne peut pas déléguer parce qu’il a appris que faire confiance aux autres est dangereux, le salarié qui ne peut pas dire non parce qu’il a appris que ses besoins ne comptent pas : ces comportements ont une histoire relationnelle que le génogramme systémique permet de rendre visible et, donc, de travailler.

Dans les situations d’addiction, les données SYPRENE (Le grand livre du diagnostic systémique et de l’intervention stratégique) montrent que les problèmes relationnels dans le couple (13 %) et dans la famille (7 %) figurent parmi les comorbidités les plus fréquemment associées aux troubles de l’usage de l’alcool. Le génogramme systémique permet d’explorer ces dimensions relationnelles et de comprendre comment l’addiction s’inscrit dans une logique interactionnelle plus large, souvent transmise sur plusieurs générations. Pour aller plus loin sur ce sujet, comprendre et soigner les addictions avec l’approche systémique est au cœur de la pratique LACT.

Dans les situations de violence intrafamiliale, le génogramme systémique est un outil particulièrement puissant pour tracer les flux de violence et de victimisation à travers les générations, sans pour autant enfermer le patient dans un déterminisme familial. L’objectif n’est pas de dire “vous êtes violent parce que votre père l’était” (ce serait réduire la complexité à une causalité linéaire que l’approche systémique récuse) mais de montrer comment certaines réponses relationnelles ont été apprises dans un contexte de violence et comment elles peuvent être désapprises dans un contexte thérapeutique.

Le génogramme orienté solution : quand les flux deviennent ressources

Kuehl (1995) a proposé une variante du génogramme particulièrement pertinente pour l’approche systémique et stratégique : le génogramme orienté solution. Plutôt que de se concentrer sur les patterns dysfonctionnels et les problèmes transmis, il s’agit de tracer les ressources, les moments de résilience, les ancêtres qui ont su faire autrement, les ruptures positives dans la transmission.

Cette orientation est cohérente avec la logique de l’approche brève : on ne cherche pas à comprendre exhaustivement l’origine du problème, mais à identifier les exceptions, les moments où le problème n’a pas eu lieu, les ressources disponibles dans le système. Le génogramme systémique orienté solution pose des questions comme : “Y a-t-il eu dans votre famille quelqu’un qui a réussi à sortir de ce pattern ? Comment a-t-il fait ? Qu’est-ce que cela vous dit sur ce qui est possible ?”

Cette approche rejoint la logique de ce que l’on appelle parfois le paradoxe de la victoire épuisante : certaines familles ont développé des stratégies de survie qui ont fonctionné dans un contexte difficile mais qui, dans un contexte différent, deviennent des victoires à la Pyrrhus, coûtant plus qu’elles ne rapportent. Le génogramme systémique permet de nommer ce paradoxe et d’ouvrir la voie à des stratégies plus adaptées au contexte actuel.

Génogramme systémique et formation clinique : apprendre à voir les flux

L’un des usages les plus précieux du génogramme systémique est pédagogique. Apprendre à voir les flux relationnels, à tracer les boucles de rétroaction, à identifier les tentatives de solution transmises, c’est apprendre à penser de manière systémique. Et cette compétence ne s’acquiert pas par la lecture seule : elle se développe dans la pratique, dans la construction répétée de génogrammes systémiques avec des patients réels. Haber et al. (2021) ont montré que les thérapeutes en formation qui utilisent le génogramme pour explorer leur propre famille d’origine développent une conscience accrue de leurs biais et de leurs angles morts.

Où se former ? LACT intègre la pratique du génogramme dans ses programmes. Le mastère clinique en thérapie brève stratégique propose notamment des espaces de supervision où les praticiens en formation peuvent travailler sur leurs propres patterns relationnels, en utilisant des outils comme le génogramme systémique pour développer leur acuité clinique. Pour les professionnels qui souhaitent intégrer ces compétences dans leur pratique, le diplôme universitaire de systémique stratégique avec Paris 8 en ligne offre un cadre académique rigoureux, ancré dans la recherche et la pratique clinique.

Limites et précautions du génogramme systémique

Le génogramme systémique est un outil puissant, mais il a aussi ses limites, et les ignorer serait une tentative de solution en soi.

La première limite est celle du temps. Construire un génogramme systémique complet, avec ses flux émotionnels, ses tentatives de solution transmises et ses boucles de rétroaction, prend du temps. Dans une approche brève qui vise l’efficience, il faut savoir doser : le génogramme systémique n’est pas un passage obligé de chaque séance, mais un outil à mobiliser au moment où il apporte une valeur ajoutée clinique claire.

La deuxième limite est celle de la résistance. Certains patients vivent la construction du génogramme comme une intrusion dans leur intimité familiale, ou comme une tentative de “blâmer” leurs parents pour leurs difficultés actuelles. Il faut alors reformuler l’intention : il ne s’agit pas de trouver des coupables, mais de comprendre une logique. Les parents ont fait ce qu’ils pouvaient avec ce qu’ils avaient. La question n’est pas “pourquoi ont-ils fait cela ?” mais “comment cette logique opère-t-elle encore aujourd’hui, et comment peut-on en sortir ?”

La troisième limite est celle de la complexité. Le génogramme systémique peut devenir un labyrinthe si le thérapeute n’est pas suffisamment formé à la lecture interactionnelle. Il faut savoir quoi chercher, quelles questions poser, comment orienter la construction sans imposer une interprétation.

Conclusion : cartographier pour libérer

Le génogramme systémique n’est pas une nouvelle mode thérapeutique. C’est une réponse à une question clinique fondamentale : comment rendre visible ce qui se passe entre les personnes, à travers le temps et les générations, de manière à ouvrir des possibilités de changement ?

En cartographiant les flux relationnels plutôt que les structures familiales, en traçant les tentatives de solution transmises plutôt que les événements biographiques, en construisant avec le patient plutôt que pour lui, le génogramme systémique incarne une posture clinique cohérente avec les principes de l’école de Palo Alto : la réalité est construite dans l’interaction, le problème est maintenu par les tentatives de le résoudre, et le changement passe par une modification de la perception plutôt que par l’accumulation d’explications.

Si vous souhaitez explorer ces outils dans votre pratique clinique, ou si vous traversez vous-même une situation où les flux relationnels semblent vous dépasser, l’équipe de LACT est disponible pour vous accompagner. Vous pouvez prendre rendez-vous directement sur la page des consultations ou explorer les formations disponibles pour approfondir votre compréhension de l’approche systémique et stratégique.

“La carte n’est pas le territoire”, disait Korzybski. Mais une bonne carte, dessinée avec soin et intelligence, peut vous aider à trouver votre chemin dans un territoire que vous croyiez connaître et qui, en réalité, vous surprend encore.

Références

Alexander, J. H., Callaghan, J. E. M., & Fellin, L. C. (2022). Genograms in research: Participants’ reflections of the genogram process. Qualitative Research in Psychology, 19(1), 91–111. https://doi.org/10.1080/14780887.2018.1545066

Bateson, G. (1977). Vers une écologie de l’esprit (vol. 1–2). Seuil.

Brites, R., Nunes, O., Hipólito, J., Brandão, T., Correia, A., & Nunes, C. (2026). Living with a veteran with trauma: Impact on family functioning using the genogram as a research tool. The Family Journal, 34(2), 380–395. https://doi.org/10.1177/10664807261415864

Chrzastowski, S. K. (2011). A narrative perspective on genograms: Revisiting classical family therapy methods. Clinical Child Psychology and Psychiatry, 16(4), 635–644. https://doi.org/10.1177/1359104511400966

de Scorraille, C., Brosseau, O., & Vitry, G. (2017). Quand le travail fait mal : Une clinique de la relation pour soigner les maux au travail. InterEditions.

Haber, R., Braga, C., Benda, J., Fitch, J., Mitran, C. L., & Nelson, K. A. (2022). Therapist use of self and the development of a culturally-aware professional in family therapy. The Family Journal, 30(3), 274–280. https://doi.org/10.1177/10664807211061834

Huss, E., & Kapulnik, E. (2021). Using creative genograms in family social work to integrate subjective and objective knowledge about the family: A participatory study. Research on Social Work Practice, 31(4), 390–399. https://doi.org/10.1177/1049731521992843

Joseph, B., Dickenson, S., McCall, A., & Roga, E. (2023). Exploring the therapeutic effectiveness of genograms in family therapy: A literature review. The Family Journal, 31(1), 21–30. https://doi.org/10.1177/10664807221104133

Kuehl, B. P. (1995). The solution-oriented genogram: A collaborative approach. Journal of Marital and Family Therapy, 21(3), 239–250. https://doi.org/10.1111/j.1752-0606.1995.tb00159.x

McGoldrick, M., Gerson, R., & Petry, S. (1999). Genograms: Assessment and intervention (2nd ed.). W. W. Norton & Company.

Puhlman, D., Shigeto, A., Murillo-Borjas, G. A., Maurya, R. K., & Vincenti, V. B. (2023). Qualitative genogram analysis: A methodology for theorizing family dynamics. Journal of Family Theory & Review, 15(2), 276–291. https://doi.org/10.1111/jftr.12496

Stabler, R. (2013). Investigating family context: An exploratory study to research how therapists use genograms as a therapeutic tool with individuals in one-to-one therapy [Thèse de recherche, Middlesex University / Metanoia Institute].

Vitry, G. (dir.). (2023). Comprendre et soigner les addictions : avec les approches systémiques. Dunod.

Vitry, G. (dir.), Betbèze, J., Couteron, J.-P., Ostermann, G., de Scorraille, C., & Jullien, F. (2023). Sortir de l’addiction ? Ou de la dés-addiction. Descartes & Cie.

Vitry, G. (dir.). (2024). Le grand livre du diagnostic systémique et de l’intervention stratégique. Dunod.

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