Le harcèlement scolaire n’est pas qu’une affaire de « bourreau » et de « victime », mais une dynamique relationnelle alimentée par la colère, l’impuissance et la répétition. Dans cette conférence, le psychiatre Philippe Aïm montre pourquoi les réponses punitives échouent et comment redonner aux élèves une puissance d’action pour désamorcer la violence sans l’escalader.
Cet article est basé sur les propos tenus par Philippe Aïm lors de la conférence intitulée « Congrès annuel inter-universités » , disponible en vidéo sur YouTube sur le compte de LACT. Les éléments présentés ici sont extraits fidèlement de cette intervention, sans interprétation ni modification de fond.
Le harcèlement scolaire est devenu un enjeu majeur de santé psychique et publique. On en parle beaucoup. On légifère. On punit. On moralise. On explique aux enfants qu’il faut « en parler ». Et malgré tout, le phénomène persiste, parfois s’aggrave, se déplace en ligne, se chronicise.
Pour le psychiatre et thérapeute Philippe Aïm, cette impasse n’est pas un hasard : elle vient de notre manière même de penser le harcèlement. Son point de départ est radical, presque provocateur :
« De quoi le harceleur est-il victime ? »
Cette question n’excuse rien. Elle déplace le regard. Elle nous oblige à sortir d’une lecture simpliste « bourreau / victime » pour adopter une lecture systémique et interactionnelle.
Parce qu’en approche systémique, dès qu’un comportement se répète dans une relation, c’est que la relation elle-même l’alimente.
Le harcèlement est une dynamique
Cette dynamique, dit Philippe Aïm, est nourrie des deux côtés. Le harcèlement n’est pas un acte isolé.
Ce n’est pas confortable à entendre. C’est pourtant indispensable pour le transformer.
Harceleur et victime
Notre réflexe culturel est de figer les rôles.
- Le harceleur : l’agresseur, le « méchant », parfois décrit comme presque sociopathe.
- La victime : l’enfant fragile, humilié, impuissant, qu’il faut protéger.
Or ce cadrage a deux effets pervers. D’abord, il fabrique des identités figées.
Le « harceleur » est étiqueté comme intrinsèquement dangereux. On le pense parfois « déviant par nature ». À l’autre extrême, la « victime » est pensée comme définitivement faible et à protéger.
Ensuite, il masque la réalité relationnelle : le harcèlement n’est pas un acte, mais un rituel répété.
Tous les spécialistes, même ceux qui ne sont pas d’accord entre eux, tombent d'accord sur un point commun : il y a harcèlement quand il y a répétition. Une insulte isolée n’est pas du harcèlement ; c’est une agression ponctuelle. Le harcèlement, c’est ce qui revient, encore et encore.
Et si quelque chose revient entre deux personnes, dans l'approche systémique c’est que nous ne sommes plus dans un événement, mais dans une structure interactive.
Le harcèlement, c’est une forme particulière de relation. Penser en termes d’« agresseur » et de
« victime » sans interroger le lien entre les deux, c’est comme vouloir éteindre un feu en s’énervant contre la flamme au lieu de couper l’oxygène.
Je t’aide parce que tu ne peux pas
Dans la plupart des dispositifs actuels en milieu scolaire, l’approche ressemble à ceci :
- On dit à l’enfant ciblé : « Parle. Dénonce. Va voir un adulte. »
- Les adultes interviennent auprès des autres élèves : « On ne se moque pas, c’est interdit. »
- On punit le ou les harceleurs.
Intention louable. Logique apparente. Et pourtant, selon Philippe Aïm, ça échoue souvent — voire ça empire. Pourquoi ? Parce que tout message relationnel se transmet sur deux canaux :
- Le digital (le contenu verbal explicite : « on va t’aider »)
- L’analogique (ce que le geste relationnel implique réellement : « tu ne peux pas y arriver toi-même »)
Pour l’enfant ciblé, le message digital est :
« Tu as bien fait de venir nous voir, on va te protéger. »
Mais le message analogique est :
« Tu es impuissant. Ce problème est trop grand pour toi. On prend la main. »
Résultat : l’enfant intériorise son impuissance. Et pire encore : le harcèlement se déroule (presque toujours) hors du champ adulte. Les moqueries, humiliations, pressions se passent loin du regard des professeurs. Donc si « ta seule défense, c’est l’adulte », alors tu es sans défense 95 % du temps. Et tu le sais. C’est là que naît un des cœurs toxiques du harcèlement : la honte + l’impuissance.
On comprend alors pourquoi les enfants parlent peu :
- Par honte (« si j’en parle, j’accepte d’être celui/celle qui ne sait pas se défendre »)
- Par peur (« si les adultes punissent, ils vont vouloir se venger »)
Et la peur de représailles n’est pas imaginaire. Elle est réaliste. Quand un enfant est puni parce qu’on l’a dénoncé, il revient souvent plus en colère. Le message implicite du système punitif est :
« Tu as osé me faire punir ? Tu vas payer. »
Nous créons de la colère en voulant « protéger ».
La colère est au cœur du problème
La colère traverse les deux pôles de la relation :
- L’enfant qui harcèle est souvent en colère. En colère contre l’autre (« tu m’énerves, tu m’humilies, tu prends trop de place »), en colère contre le groupe (« tu ne joues pas selon mes règles »), ou en colère contre la vie (jalousie, frustration, sentiment d’injustice).
- L’enfant harcelé est aussi en colère. Mais cette colère-là peut être retournée contre soi (« je suis nul de ne pas réussir à répondre »), ou fermenter en désir de vengeance. Quand elle ne trouve aucune issue symbolisable, elle se transforme en désespoir, en retrait social, parfois en idées suicidaires.
Et voilà le point clé de Philippe Aïm :
La colère est un affect de victime, pas un affect de prédateur.
Le harceleur n’est pas « méchant par nature » ; très souvent, il se perçoit lui-même comme victime de l’autre (« elle se la joue », « il se croit meilleur », « elle prend toute la place », « il me provoque », etc.). Ce sentiment d’avoir été lésé lui sert de justification morale : « J’ai le droit de le casser. »
C’est vertigineux : dans beaucoup de situations, les deux se vivent comme victimes.
- Le ciblé : victime déclarée.
• Le harceleur : victime autoproclamée.
Deux vécus de persécution, une même scène. Comprendre cela, c’est sortir de la fiction morale simpliste pour entrer dans une lecture clinique réaliste :
- Il n’y a pas « un monstre » et « une pauvre âme ».
- Il y a deux vécus d’injustice qui se répondent par l’escalade.
Et qui alimente l’escalade ? La colère réciproque. Donc si on alimente la colère, on alimente le harcèlement.
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Pourquoi les approches punitives échouent
Les programmes actuellement dominants en milieu scolaire sont construits autour de trois axes :
- Faire parler / signaler les faits.
- Soutenir et protéger la victime.
- Sanctionner l’agresseur.
Le problème ? Les études montrent une efficacité faible, parfois nulle, parfois même négative : dans certains grands suivis, les écoles qui appliquaient ces programmes « anti-harcèlement » rapportaient… davantage de harcèlement verbal entre pairs que les écoles sans programme.
Traduction systémique :
- Plus on punit, plus on fabrique chez l’élève ciblé l’idée « je ne peux pas faire face sans secours extérieur » → donc plus d’impuissance, donc plus de peur, donc plus de réactivité émotionnelle face aux attaques → donc plus de « matière » pour le harceleur.
- Plus on punit, plus on fabrique chez l’élève sanctionné l’idée « on m’a humilié injustement, je suis légitime à me venger » → donc montée de la colère, donc recherche de représailles hors du radar adulte, donc escalade.
La punition peut faire plaisir aux adultes (on agit ! on montre l’exemple ! on « est fermes » !), mais elle ne régule pas forcément la dynamique des élèves. Dans certains cas, elle l’envenime.
Et les autres méthodes alors ?
Justice restaurative, préoccupation partagée… Il existe des approches plus fines, non punitives, comme la « préoccupation partagée » (Bellon, Gardette) ou des démarches dites restauratives.
Elles visent à désamorcer le groupe agresseur, à réduire l’adhésion collective à l’humiliation, à faire travailler les pairs sur la responsabilité relationnelle plutôt que sur la punition.
Ces approches ont des effets intéressants et évitent l’écueil de la sanction pure. Mais, souligne Philippe Aïm, elles restent incomplètes à ses yeux pour une raison cruciale : elles ne donnent pas encore de pouvoir opératoire à l’enfant ciblé. Elles traitent l’environnement. Elles mobilisent les adultes. Elles font bouger le groupe. Mais elles ne répondent pas à la question clinique centrale :
« Que peut faire l’enfant, concrètement, au moment où il est pris pour cible ? »
La sortie de l’impuissance
Pourquoi est-ce si important que l’enfant ciblé apprenne à agir lui-même ?
Trois raisons majeures :
- Parce que les agressions verbales sont inévitables dans la vie.
Aucun adulte ne peut dire « je n’ai jamais été insulté ni rabaissé verbalement ». Donc ce n’est pas réaliste d’espérer un monde sans moquerie ni attaque verbale. Il faut donc apprendre à y faire face. - Parce que face à l’agression verbale, nous ne sommes pas impuissants.
Si quelqu’un m’insulte, je ne suis pas responsable de l’insulte, mais je ne suis pas dénué de marge de manœuvre. Je peux agir dans l’échange. - Parce que dès qu’une personne modifie sa façon de répondre, la relation entière se réorganise.
C’est le principe systémique fondamental : quand un élément du système change de position, la danse relationnelle change.
Si l’enfant ciblé retrouve une capacité d’action, le scénario interactif du harcèlement ne peut plus continuer tel quel.
Et c’est là qu’intervient ce que Philippe Aïm appelle, d’une manière volontairement simple et pédagogique pour les jeunes, « le jeu de l’idiot ».
<H2>Ce qui nourrit le harcèlement
Le harcèlement continue tant qu’il « marche ». Qu’est-ce que « marcher » veut dire pour
l’agresseur ? Voir que l’autre est atteint. Constater qu’il prend le pouvoir émotionnel sur lui. Sentir qu’il peut obtenir, à volonté, de la gêne, de la peur, de la honte, de la rage.
Philippe Aïm résume les réponses qui nourrissent cette dynamique par un acronyme facile à retenir : ABCDE. Ce sont les réactions classiques, attendues, prévisibles — donc exploitables.
A – Arrête
Dire « arrête », « lâche-moi », « t’as pas le droit », « c’est du harcèlement », « je vais le dire »…
Traduction pour l’agresseur : « Tu viens de toucher juste. Continue.
B – Bouder / faire semblant d’ignorer
On dit souvent aux enfants : « Ignore-les ». En vrai, ils boudent. Ils se ferment.
Or bouder, c’est un aveu émotionnel visible : « Tu m’as atteint ». Jackpot pour le harceleur.
C – Contre-attaquer
Répondre par l’insulte, ridiculiser l’autre, frapper verbalement plus fort. Problème :
- c’est difficile pour un enfant inhibé ou déjà fragilisé ;
- si ça échoue, il perd encore plus la face ;
- même si ça “réussit”, on reste dans la même logique agressive. On confirme la règle du jeu : la loi du plus fort verbal.
D – Dénoncer
Aller dire à l’adulte. C’est souvent nécessaire quand il y a passage à l’acte grave, bien sûr.
Mais dans le harcèlement verbal courant, dénoncer envoie deux signaux :
- au harceleur : « Tu m’as fait mal, j’appelle les grands » → tu as du pouvoir ;
- à l’adulte : « Je n’y arrive pas seul » → je suis impuissant.
Et en prime, ça déclenche la vengeance (« tu m’as balancé »).
E – Éviter / fuir
Partir en courant dès que l’autre arrive, contourner la cour, ne plus aller à certains endroits.
Message implicite : « Ta présence m’effraie. Tu contrôles déjà mes déplacements. » ABCDE, c’est donc l’auto-entretien du harcèlement. C’est la boucle qui assure au harceleur : « Oui, tu es efficace. Oui, tu domines mes émotions. » Tant que l’interaction reste sur ce mode, elle se répète.
Et parce qu’elle se répète, elle devient harcèlement.
Changer de niveau logique
Le cœur de la méthode proposée par Philippe Aïm n’est pas de « rendre coup pour coup », ni de supplier l’adulte, ni de fuir. C’est de changer de niveau logique. Ne plus répondre comme on le ferait à un ennemi… mais comme on répondrait (en surface) à un ami. Exemple : L’agresseur dit :
– « T’es moche. Sérieux, t’es trop moche. »
Réponse réflexe habituelle (C de Contre-attaque) :
– « Et toi t’as vu ta tête ? » → escalade agressive.
Réponse stratégique :
– « Ah ouais ? Carrément moche ? Genre moche-moche ? »
Autre exemple :
– « Tes fringues sont dégueu. »
Réponse stratégique :
– « Tu trouves ? Pas ton style, hein… Moi j’aime bien le tee-shirt que t’as. Tu l’as trouvé où ? »
ou
– « Ah, toi t’aimes pas ? C’est marrant, moi j’aime bien. Toi t’aurais mis quoi à ma place ? »
Ce n’est pas de l’ironie blessante. Ce n’est pas de l’humiliation retour. C’est un pas de côté relationnel.
Ce pas de côté produit deux effets systémiques majeurs :
- Il casse le scénario attendu. Le harceleur s’attend à du ABCDE. Il obtient quelque chose d’inclassable. Il est brièvement perdu. Pas de colère en face → pas d’alimentation de sa propre colère → pas de montée de vengeance.
- Il redéfinit la relation. Répondre comme si l’autre était presque un pair « normal », presque un camarade, c’est lui retirer le statut d’ennemi déclaré. On ne lui offre pas la guerre qu’il était venu chercher.
C’est redoutablement stratégique. Parce que le harcèlement, très concrètement, fonctionne comme une machine à sous : si je lance une pique et que tu réagis fort → je rejoue ; si je lance une pique et que je ne gagne rien → je m’ennuie → je passe à autre chose.
Quand l’enfant ciblé est formé à ce changement de niveau logique, plusieurs choses se produisent :
- Le harceleur perd l’intérêt du « jeu ».
- La colère du harceleur redescend (il n’a plus d’adversaire clairement défini).
- La colère de l’enfant ciblé redescend aussi (il voit qu’il peut agir, donc il n’est plus en impuissance totale).
- Le cycle relationnel répétitif se désamorce.
C’est une désescalade active, pas une soumission.
Ce n’est ni se soumettre ni « être gentil »
Attention : répondre autrement ne veut pas dire « accepter l’injustice avec le sourire » ni « faire copain-copain avec l’agresseur ». Il s’agit d’une manœuvre stratégique, pas d’une morale de servilité. Philippe Aïm insiste fortement :
- On ne demande pas à l’enfant d’aimer l’autre.
- On ne lui demande pas d’excuser l’autre.
- On ne lui demande pas de se taire quand il y a agression grave.
On lui apprend à ne pas offrir à l’autre ce qu’il est venu chercher : une prise directe sur son émotion. C’est du judo relationnel. Et cela ne remplace évidemment pas le devoir de l’adulte d’intervenir quand il y a violence physique, menace sérieuse, agression sexuelle, racisme explicite, etc.
Mais dans la majorité des situations de harcèlement verbal répétitif au quotidien, cet outillage relationnel change tout.
Ce que cela change pour la thérapie, la clinique et la prévention
L’approche proposée par Philippe Aïm est profondément systémique :
- Elle part de l’idée qu’un système relationnel se maintient tant que chacun y joue son rôle attendu.
- Elle vise à modifier le rôle de l’enfant ciblé, parce que c’est celui qui est accessible en séance : c’est lui qui consulte, c’est lui qui veut que ça change, c’est lui qui est motivé.
- Elle se méfie des escalades émotionnelles fondées sur la colère réciproque.
Punir le harceleur en lui renvoyant de la colère ne fait qu’alimenter son récit interne de - « victime injustement humiliée », donc sa légitimation morale à se venger.
Au lieu d’opposer colère à colère, elle propose d’introduire une réponse tierce, inattendue, décalée, qui coupe l’alimentation du système. Ni soumission, ni riposte symétrique. Un troisième point.
Cliniquement, cela implique pour les thérapeutes :
- De cesser d'outiller les enfants qu’en leur disant « dis-le à un adulte » ;
- D’arrêter de ne proposer que deux options : se taire / exploser ;
- D’apprendre aux jeunes des réponses relationnelles concrètes, jouées, répétées, intégrables, comme on apprend une posture.
Politiquement, cela implique :
- D’arrêter de fantasmer une cour d’école sans agressivité verbale (elle n’existe pas) ;
- D’arrêter de croire que plus de punition = plus de sécurité ;
- De former les élèves à la désescalade relationnelle comme une compétence de vie, au même titre que lire, écrire, coopérer.
Éthiquement, cela implique aussi d’accepter quelque chose de dérangeant pour l’adulte protecteur :
on ne pourra pas toujours intervenir à la place de l’enfant. Mais on peut lui transmettre du pouvoir.
Et ce basculement-là — redonner un espace d’action — est précisément ce qui fait chuter l’impuissance, donc la rage rentrée, donc la spirale.
Apaiser la colère pour changer la relation
Le harcèlement scolaire n’est pas qu’une affaire de morale. Ce n’est pas seulement « le mal » contre « le bien ». C’est une boucle relationnelle alimentée par l’impuissance, la honte et la colère des deux côtés. Punir l’un et protéger l’autre sans transformer la dynamique, c’est souvent jeter de l’huile sur le feu tout en se persuadant qu’on l’éteint.
L’approche défendue par Philippe Aïm — notamment à travers ce qu’il appelle « le jeu de l’idiot » — ne cherche pas à excuser l’agression. Elle cherche à désamorcer l’interaction qui la nourrit.
Elle enseigne des réponses qui ne valident pas le scénario de guerre, qui ne confirment pas « nous sommes ennemis », qui ne donnent pas à l’agresseur le plaisir de voir qu’il a atteint sa cible.
Et ce faisant, elle fait quelque chose d’encore plus important sur le plan thérapeutique : elle rend de la puissance à l’enfant ciblé. Pas la toute-puissance fantasmatique de la revanche. La puissance tranquille de celui qui retrouve une marge d’action dans le lien.
C’est là, dit en filigrane Philippe Aïm, la seule vraie sortie durable du harcèlement : sortir de la vengeance, pour retrouver la maîtrise de la relation
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