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 Face à des patients bloqués par la peur de l’échec après des épreuves, l’approche systémique stratégique s’intéresse à la dimension interactionnelle du rapport au passé. Nous explorons les dynamiques d’évitement des patients et les prescriptions qui leur permettent de transformer ce passé douloureux en expérience, source d’augmentation de soi.

Par Florence Kessler

Entretien thérapeutique et sécurité relationnelle

Les stratégies d’évitement face à un passé douloureux sont souvent synonymes d’échec et d’isolement. Faire face permet de renouer avec le sentiment d’existence.

Mots clés

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Autrice

Florence Kessler a travaillé une vingtaine d’années en entreprise dans l’innovation et la stratégie produit. Elle s’est intéressée en parallèle à la psychologie - en particulier l’hypnose et la systémie - et exerce actuellement en tant que coach professionnel.

Les événements douloureux de la vie mettent à mal la confiance que l’on peut avoir en soi, dans les autres ou plus généralement dans le monde qui nous entoure. Nous possédons à des degrés divers la capacité à mobiliser des ressources internes et externes pour faire face à la nouvelle réalité en intégrant ces événements comme expérience nouvelle, source d’apprentissage ou au contraire en y restant bloqués, enfermés dans un appauvrissement, une réduction des possibles, une prison. Lorsque cette capacité est réduite par des circonstances exceptionnelles ou une histoire de vie qui vient ancrer des habitudes de retrait, l’accès à ces ressources nous est coupé. Nous ne croyons plus à la possibilité de transformer l’expérience. Nous la subissons et oublions l’existence même de ces ressources. Le doute s’infiltre dans nos propres capacités, dans la possibilité de s’appuyer sur les autres, dans la possibilité même d’un lieu et d’un lien, concret ou symbolique qui puisse protéger, contenir ou aider. C’est alors bien souvent l’évitement qui caractérise nos stratégies pour faire face aux situations, émotions ou relations qui génèrent de la peur. Toutes les tentatives, marquées du sceau de la méfiance et du doute, finissent comme avortées et renforcent l’impression du blocage. Comment sortir alors du piège de l’enfermement et de la répétition ?

L’approche systémique stratégique nous invite à considérer la dimension interactionnelle du rapport au passé et à agir sur les tentatives de solution du patient pour lui permettre de transformer ce passé douloureux en expérience, source d’une augmentation de soi.

L’évitement, une logique contradictoire et puissante

L’approche stratégique systémique fonctionne sur le principe d’un “diagnostic-intervention”, (Vitry, 2024) au sein duquel “les prescriptions qui fonctionnent permettent de décrire la psychopathologie” (Watzlawick et al., 1972, cité par Vitry (2024). Pour construire ces prescriptions, l’attention du thérapeute se porte sur la manière dont le patient renforce paradoxalement son problème en tentant de le résoudre à travers ses tentatives de solutions redondantes.

Wittezaele et Nardone (2016), font de la logique d’évitement une des trois logiques fondamentales à l'œuvre dans la mise en place des tentatives de solution. Ils la définissent comme une absence de régulation spécifique de la part du patient, qui l’empêche de mobiliser les ressources nécessaires pour se confronter à une situation, une personne, un objet. Pour reprendre les mots des auteurs, cette absence de régulation a pour “principe de mettre un terme à une réaction émotionnelle qu’on ne sait pas gérer par une réaction globale de retrait immédiat”. Ce retrait provoque un soulagement immédiat et se montre efficace sur l’instant. Cependant, comme la personne ne s’est pas observée en train de réagir à la situation, elle renforce, dans ce retrait, sa croyance en son incapacité à gérer cette réaction émotionnelle et par extension, l’ensemble des situations susceptibles de générer cette réaction. Par un effet de contagion, les situations dans lesquelles elle va être amenée à réitérer cette solution d’évitement vont donc progressivement s’étendre, conduisant à un véritable appauvrissement de sa vie. Comme les ressources ne sont par ailleurs pas mobilisées, la personne est susceptible de perdre réellement les compétences nécessaires à la régulation de la situation, ce qui participe au renforcement de l’évitement.

Ainsi, plus l’évitement se généralise puis il devient paradoxalement nécessaire et absorbe une quantité importante de l’attention et de l’énergie. Les stratégies d’évitement se multiplient de manière plus ou moins consciente et deviennent extrêmement coûteuses.

L’évitement du passé au cœur de la problématique traumatique

Accompagnement thérapeutique d’une personne confrontée à un trauma

Si le passé ne constitue pas en soi une situation à éviter, la dynamique d’évitement y est cependant bien à l'œuvre lorsqu’il est douloureux et conduit à le rendre actif au cœur du présent. Les tentatives de solution face aux conséquences d’un événement traumatique illustrent particulièrement bien ce phénomène.

Cagnoni et Milanese (2017) soulignent en effet la dimension recadrante des événements traumatiques : “Dans une perspective ou les personnes construisent activement leurs réalités individuelles et créent leur propre représentation du monde, les événements traumatiques “recadrent” de manière dysfonctionnelle le sentiment de réalité, défiant littéralement les modèles de représentation de la réalité sur lesquels chacun de nous fonde son sentiment de sécurité et de contrôle.”. Les événements traumatiques confrontent l’individu à des situations qui se situent hors du cadre habituel de ses représentations, (des siennes propres mais également de celles partagées avec la plupart des autres humains, habitués, dans nos sociétés à vivre dans un certain contrôle et sécurité). Il vit alors ce que Nardone (2012) cité par Cagnoni et Milanese (2017) appelle une “expérience émotionnelle correctrice négative” qui introduit un “changement catastrophique dans la vie de l’individu ouvrant une brèche dans son sentiment de réalité et dans son équilibre personnel”. Sa vision du monde se trouve bouleversée ainsi que son aptitude à intégrer ces événements dans le cadre initial puisque leur possibilité même n’y figurait pas. Dans un tel contexte, la personne fuit la confrontation et l’élaboration du trauma et ce, de plusieurs manières.

Tout d’abord, elle lutte contre ses pensées, souvenirs et sensations, dans un évitement que l’on peut qualifier d’évitement de soi. L’effort même d’oubli “volontaire” renforce alors paradoxalement le souvenir. Sur le plan émotionnel et sensoriel, les tentatives de contrôle de réactions spontanées ont également pour effet de les rendre plus prégnantes. Cette tentative peut également aller jusqu’à l’expérience de dissociation dans laquelle le patient se coupe de certaines émotions et sensations au prix d’un sentiment d’étrangeté, d’une impossibilité de se connecter aux autres et d’un refuge dans une hyper-intellectualisation, source potentielle de ruminations et d’enfermement cognitif.

Les stratégies d’évitement se font également au niveau des situations liées à l’événement traumatique. L’évitement produit ici l’effet paradoxal d’étendre peu à peu l’impact du trauma à une plus grande part de la vie du patient par le biais d’évitement de situations qui n’ont initialement rien à voir avec l’événement traumatique mais lui sont peu à peu associées. Quand le trauma implique un défaut du tiers, voire sa participation active au trauma, l’évitement des situations peut aussi prendre la forme d’un évitement relationnel qui conduit la personne à s’isoler progressivement, voire à développer des éléments de paranoïa.

Par ailleurs, la perte de la confiance de la personne en ses capacités fait du recours à l’aide extérieure une tentative de solution fréquente. Comme toute demande de réassurance ou toute délégation, ces tentatives de solutions tendent à confirmer la perte de confiance de la personne en ses propres ressources et la perte progressive de ses compétences propres.

Enfin, la recherche d’un sens à ce qui s’est passé est également une tentative vouée à l’échec qui enferme la personne dans son traumatisme. A tenter d’expliquer l’inexplicable, l’individu court le risque d’avoir à changer radicalement sa vision du monde et à rigidifier ses croyances pour retrouver un sentiment de contrôle. Plutôt que d’accepter l’injustice et l’imprévisibilité inhérente à l’événement traumatique, il construit un monde dans lequel, cet événement ne pouvait pas ne pas arriver. Le monde devient nécessairement menaçant et tout est perçu par ce prisme dans une logique de confirmation de croyances qui permet l’illusion paradoxalement rassurante que le pire est toujours à venir.

Passé douloureux et amertume, l’impossible réparation

Les dynamiques d’évitement du passé mises en lumière dans le cas du trauma éclairent plus généralement celles à l'œuvre dans la fuite d’un passé douloureux. C. Fleury (2022) dans son essai sur l’amertume, souligne que la douleur d’un échec peut nous confronter au sentiment d’injustice et nous enfermer dans le ressentiment. Le passé vient alors, telle une blessure mal soignée, irradier et imprégner chaque aspect de la vie par le biais d’un enfouissement des émotions douloureuses. Nous entrons en lutte contre une réalité qui nous effraie ou bien nous nous retirons du monde dans un isolement qui nous place seuls contre tous. On retrouve ici l’évitement de soi et évitement de l’autre. Les émotions douloureuses de honte, de culpabilité, de tristesse ou de rage viennent alors fermenter et teinter la perception du présent. Elles cessent d’éclairer l’action, brouillent la perception du monde et nous enferment dans une logique de confirmation de croyance.

Dans un tel contexte, culpabilité et désir d’une réparation impossible peuvent faire naître chez l’individu une hyper-focalisation sur la mise en œuvre de l’action réparatrice. On retrouve l’aspect temporairement apaisant d’un contrôle par lequel en s’attribuant la responsabilité absolue de ce qui lui arrive, l’individu se donne l’illusion qu’il peut réparer et transformer les choses par sa seule action. Il se lance dans une quête impossible de restauration du monde d’avant le traumatisme ou d’avant l’échec dans une logique à la fois héroïque et sacrificielle. L’échec programmé de cette action solitaire qui repose sur une pensée magique peut amener le patient à prendre de plus en plus de risques et à se mettre dans les conditions d’une répétition traumatique.

Cette même incapacité à tenir compte de l’importance vitale du lien peut aussi conduire la personne à s’enfermer dans une vision du monde où la responsabilité de ses échecs est uniquement imputable à la méchanceté et l’injustice du monde et l’enfermer dans un évitement relationnel nourri par un biais de perception paranoïaque.

Dans ces deux cas, c’est bien à nouveau l’évitement d’une confrontation aux émotions difficiles et d’une adaptation au monde qui finit par mettre en danger ou bloquer le patient en le coupant de la ressource relationnelle seule à même de restaurer le sentiment d’exister mis à mal par les événements douloureux.

La nécessaire confrontation pour se remettre en mouvement

À retenir

Dans une logique stratégique, la sortie de l’évitement passe souvent par une confrontation progressive, volontaire et cadrée à ce qui est fui.

Illustration de thérapie brève et du temps thérapeutique

Dans la logique du virage à 180° qu’invite à opérer l’approche systémique stratégique pour faire vivre au patient des expériences émotionnelles correctrices, les prescriptions se situent sans surprise du côté de la confrontation à ce qu’il fuit. Une confrontation directe mais cadrée dont les contours ont été éprouvés par les recherches et les pratiques thérapeutiques.

Se confronter aux émotions

Amener le patient à se confronter directement à sa peur en la convoquant volontairement est l’objectif d’une prescription éprouvée par l’approche systémique stratégique: celle d’”Imaginer le pire”. Décrite en détail par Paoli (Vitry & al, 2019), il s’agit pour le patient de prendre un rendez-vous quotidien cadré (lieu, heure, durée) avec sa peur en la faisant monter dans un contexte où il se trouve au calme et en imaginant le pire scénario. Cette stratégie amène le patient à définir les contours de sa peur et à en diminuer l’impact. A noter que cette tâche de confrontation émotionnelle est délicate à faire accepter au patient, c’est pour cette raison que Paoli propose de la faire dans un deuxième temps, après la tâche du “comment aggraver” et qu’il détaille les composantes qui lui permettront d’être efficace, notamment dans une formulation empruntant à l’hypnose ericksonienne.

Lorsque l’intensité de la peur diminue, d’autres émotions viennent souvent s’exprimer à leur tour et il peut être indiqué de permettre au patient de laisser s’écouler le trop plein d’émotions de colère, de tristesse ou de culpabilité qui viennent perturber la liberté d’action du patient, faute d’avoir pu s’exprimer. Les lettres d’émotions fonctionnent alors comme de véritables purges. Elles permettent de les rendre plus familières au patient qui voit ainsi sa peur face à leur apparition potentielle, diminuer. Par la suite, le patient peut les éprouver de manière plus “neuve”, et non cumulées à toutes les émotions non exprimées dans le passé, ce qui rend leur intensité moindre.

Se confronter aux représentations du passé pour assouplir le récit et archiver les souvenirs

Lorsque la peur atteint un niveau qui permet au patient d’aborder de manière plus apaisée une confrontation aux souvenirs douloureux, la possibilité d’aménager un récit pour permettre au passé de s’intégrer dans son histoire se fait alors jour et autorise une prescription clé de l’approche systémique stratégique : les romans du trauma et du désastre.

Dans la tâche du “Roman du trauma” (Cagnoni et Milanese (2017)), le patient se confronte au récit précis de l’événement traumatique, en racontant chaque jour dans les moindres détails, les événements comme si c’était la première fois. Il s’agit de désensibiliser par une mise en contact régulière qui permet d’intégrer progressivement l’événement traumatique en l’enrichissant des détails et sensations qui reviennent en mémoire. Les auteures explicitent d’ailleurs les sous-jacents neurologiques à l'œuvre dans cette prescription : l’événement traumatique est resté stocké dans la mémoire motrice et les systèmes corporels et ne peut être élaboré et archivé par les zones du langage et de l’expression. Ainsi, “quand elles sont élaborées, ces informations peuvent se transférer à la mémoire narrative (ou verbalisable) et les sensations corporelles et les sentiments négatifs associés (...) Ecrire aide probablement à rétablir les liaisons entre les différentes zones.”

Le “Roman du Désastre” (Vitry & al, 2024), se détache quant à lui des aspects très détaillés du récit pour se pencher sur une dimension narrative émotionnelle. La tâche d’écriture invite à écrire et réécrire pour non seulement se confronter mais également remettre en mouvement le patient, en éloignant la possibilité d’un récit figé dans la culpabilité ou la victimisation. L’idée est ainsi de se confronter pour atténuer les émotions et progresser vers une acceptation du “désastre” voire d’en découvrir d’autres aspects plus lumineux grâce à l’effet paradoxal de la prescription de symptôme. Il n’y a alors plus lieu d’éviter les émotions ni les souvenirs et le besoin de réparation trouve son objet dans le récit lui-même. Le patient peut s’ouvrir vers une dimension créative dans laquelle le passé intégré devient expérience et source d’apprentissage qui le sortent du blocage.

Évitement relationnel et “sentiment d’exister” (Neuburger, 2014)

Relation thérapeutique sécurisante dans un cadre systémique

Lorsque le passé a conduit le patient à considérer l’autre comme une menace, l’archivage du passé ne suffit pas nécessairement à le remettre en mouvement. L’apprentissage de la régulation relationnelle ainsi que le travail sur l’assouplissement des croyances sous-jacentes aux tendances paranoïaques sont essentiels pour permettre au patient de renouer avec son “sentiment d’exister”.

Si l’on suit Neuburger (2014) en effet, les matériaux qui nous confèrent le “sentiment d’exister” sont pour l’essentiel constitués par les relations que nous entretenons avec les autres et par les appartenances à des groupes qui nous reconnaissent et nous acceptent. Dès lors, si l’évitement relationnel amène le patient à s’isoler progressivement, la perte du lien au monde de l’identité et au réseau de loyauté sécurisant que constitue l’appartenance au groupe le maintiennent dans son blocage.

Dans l’exemple d’une séparation, ça n’est pas seulement la fin de la relation qui met à mal le sentiment d’exister mais la disparition de l’appartenance au groupe du couple en tant qu’il représente un univers symbolique partagé et sécurisant. De la même manière, le désamour, le deuil, la perte d’une situation professionnelle, la migration forcée, la solitude et la misère, quand ils provoquent la disparition du lien et celle de l’appartenance au groupe sont autant d’aléas de la vie qui mettent à mal ce sentiment et illustrent en retour l’importance de la relation pour retrouver mouvement et adaptation.

La fonction de ces groupes d’appartenance est d’autant plus importante qu’elle se fait support identitaire et contenant des relations interpersonnelles donc par là-même contenants de la relation de confiance. Si la différence soulignée par l’auteur entre la dignité d’appartenance (celle qui repose sur le groupe) et la dignité personnelle (celle qui repose sur l’appartenance à l’humanité en tant que groupe) permet d’envisager différents besoins et différents curseurs, le rôle de l’un et de l’autre dans la construction du sentiment d’exister souligne en creux l’impact délétère des stratégies d’évitement relationnel. Sans confiance en soi, pas de mouvement vers l’autre ni vers le monde et sans confiance en l’autre, pas de confiance en soi.

Les tâches d’observation deviennent ainsi essentielles pour ouvrir l’attention du patient à des signaux plus larges que celles qu’il sélectionne par un biais de confirmation de croyance au service de sa méfiance. L’exemple de la tâche du “Journal du Parano” (Wittezaele et Nardone, 2016) illustre la manière dont fonctionne ces tâches, prescriptions de symptômes dont l’effet paradoxal permet justement au patient de découvrir une autre réalité. En lui demandant de collecter de manière précise tous les éléments qui lui confirment qu’il a raison de se méfier de l’autre, le patient va ainsi être amené à ouvrir son observation et à infirmer peu à peu sa croyance. Cette tâche pourra alors lui permettre de prendre plus de risques et de sortir de son rôle pour se connecter à l’autre de manière plus authentique, ouvrant la voie à une possible expérience émotionnelle correctrice.

De la même manière, lorsque le patient a perdu l’habitude de se confronter à l’autre (ou qu’il n’a jamais su le faire dans un rapport symétrique ou flexible) et a tendance à éviter les conflits ou même la simple expression d’une divergence ou d’un mécontentement de peur d’un conflit, il peut s’avérer intéressant de l’ouvrir à l’expérience de nouveaux mode de relations avec des prescriptions telles que la technique du parechoc (Vitry & al, 2024) ou encore celle consistant à “dire un petit non” (Vitry & al, 2019) pour lui apprendre à sortir de la complémentarité relationnelle rigide.

Ces deux prescriptions sont des exemples de tâches qui permettent une reconstruction par le patient d’une confiance dans sa capacité à entrer en relation sans se mettre en danger et par là même, à refaire des expériences qui le mettent en lien et l’aident à sortir de l’isolement relationnel.

En conclusion, l’approche systémique stratégique, en mettant l’accent sur la manière dont le passé se perpétue dans l’ici et le maintenant du patient invite le thérapeute à l’accompagner dans sa confrontation aux événements douloureux pour les archiver et le sortir d’une peur de la reproduction du passé et de l’échec. Elles permettent alors de travailler sur un rapport à soi, aux autres et au monde, abîmé par les événements douloureux et d’identifier dans les ressources qu’il utilise pour entretenir involontairement son problème, des clés pour lui permettre de se remettre en mouvement et de renouer avec ce “sentiment d’exister”. Il s’agit alors de transformer les tentatives de réparation en possibilité de création dans le lien à l’autre en retrouvant un timide chemin vers une confiance en soi et en l’autre, qui n’a cessé de se briser dans l’épuisant effort de l’impossible réparation.

Où se former à l’approche systémique et stratégique?

LACT est un centre de formation, d'intervention et de recherche spécialisé dans l'approche systémique stratégique et l'hypnose. Représentant de l'école de Palo Alto, LACT propose une variété de formations adaptées aux professionnels de la santé, de l'éducation et de l'entreprise.

Formation systémique stratégique en ligne - Diplôme Clinicien de la relation - Systémicien : lact.fr/formation-systemique DU avec Université Paris 8 - Clinique de la relation et intervention stratégique : lact.fr/du-systemique-strategique-avec-paris-8-en-ligne

Mastère Clinique® Giorgio Nardone : lact.fr/mastere-clinique-avec-cts-pr-giorgio-nardone-paris DU avec Université Paris 8 - Approche systémique et stratégique de l'éducation : lact.fr/formation-en-ligne-approche-systemique-strategique-de-l-education-avec-paris-8

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Ressources LACT

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Sélection de parcours LACT en lien avec l’article, ajoutée à partir des pages lact.fr consultées.

Formation LACT en approche systémique stratégique

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Bibliographie

  1. Cagnoni, F., Milanese, R. (2017). Surmonter les expériences traumatiques avec la thérapie Stratégique : changer le passé. Bruxelles, Satas.
  2. Fleury, C. (2020). Ci-gît l’amer, guérir du ressentiment. Paris, Gallimard.
  3. Nardone G., Wittezaele J-J. (2016). Une logique des troubles mentaux. Paris, Seuil.
  4. Neuburger, R. (2014). Exister, le plus intime et fragile des sentiments. Paris, Payot et Rivages.
  5. Vitry G. (2024). La thérapie brève systémique stratégique, guide d’intervention sur les habitudes dysfonctionnelles. Paris, De Boeck Supérieur.
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