Lact - Représentant Ecole Palo Alto

Représentant
École de Palo Alto

Centre de formation, intervention et recherche

Approche systémique stratégique et hypnose

 01 48 07 40 40  |  Email :

newsletter AC

Recherche

Vous avez des questions sur nos formations ?

L

Assistant LACT

En ligne
L
Bonjour ! Je suis l'assistant LACT. Comment puis-je vous aider ?
L
  •  Psychologue-psychothérapeute et une figure reconnue dans le domaine des pratiques psychocorporelles et de l’hypnose clinique. Elle dirige l’I.F.P.P.C., centre CAMKeys, où elle développe une approche intégrative articulant recherche, enseignement et pratique. À la faculté de médecine Paris XI, elle est responsable du Diplôme Universitaire de pratiques psychocorporelles ainsi que du Diplôme Universitaire d’Hypnose et anesthésie. Elle intervient également comme enseignante au sein du D.U. d’Hypnose Clinique à Bicêtre-Orsay.

    Son activité pédagogique s’étend bien au-delà de la France, puisqu’elle enseigne dans de nombreux cycles de formation à l’international, notamment en Russie, en Lettonie, en Suisse et en Inde. Parallèlement à son engagement dans la transmission, elle exerce comme psychologue-psychothérapeute au centre d’étude et de traitement de la douleur du CHU de Bicêtre, où elle accompagne des patients dans une approche globale de la prise en charge de la douleur.

    Isabelle Celestin est également présidente de l’association « Thérapies d’ici et d’ailleurs », dont les travaux explorent la pratique de l’hypnose en Occident en la mettant en perspective avec les différentes pratiques psychocorporelles et leurs liens avec les médecines traditionnelles à travers le monde. Cette démarche de recherche s’inscrit dans une ouverture interculturelle, visant à mieux comprendre les différentes façons de soigner et les états de transe selon les contextes culturels.

    Enfin, elle est réalisatrice de films documentaires, notamment d’une série diffusée sur France 5 dans le Magazine de la Santé. Ce travail audiovisuel s’appuie sur une recherche à la fois psychologique et anthropologique, explorant la diversité des pratiques de soin à travers le monde ainsi que la richesse et la variété des expériences de transe selon les cultures.

Isabelle Célestin, psychologue et chercheuse en santé intégrative, part d'un constat clinique : la maladie fragmente. De la Sibérie au Japon, son voyage anthropologique révèle une intuition universelle — soigner, c'est réunifier. Une vision qui transforme le parcours thérapeutique en chemin de reconstruction identitaire.

Premier constat clinique : la maladie fragmente

Il y a une contradiction au cœur de la médecine moderne que peu de soignants osent nommer à voix haute. D'un côté, une efficacité technique sans précédent — des diagnostics de plus en plus précis, des traitements de plus en plus ciblés, des protocoles de plus en plus rigoureux. De l'autre, des patients qui sortent de consultations, d'hospitalisations, de parcours de soins longs et épuisants avec le sentiment d'avoir été traités, mais pas soignés. Réparés, mais pas réunifiés.

C'est à partir de cette contradiction, rencontrée quotidiennement dans les centres antidouleur et les services de soins palliatifs où elle a travaillé pendant plus de trente ans, que la psychologue et psychothérapeute dont la conférence est ici retracée a construit une réflexion qui l'a menée de la Sibérie à l'Himalaya, du Bénin à Tokyo, en passant par les guérisseurs de nos campagnes françaises. Son fil conducteur : comprendre ce qui soigne vraiment, au-delà des symptômes, au-delà des organes, au-delà des spécialités.

Ce qu'elle a découvert dans ce voyage clinique et anthropologique, c'est que les médecines traditionnelles du monde entier partagent une intuition que la médecine occidentale contemporaine a progressivement perdue : la maladie est une désharmonie, et soigner, c'est réunifier.

Premier constat clinique : la maladie fragmente

Tout part d'une observation simple, formulée avec précision. La maladie ne touche pas seulement un organe ou un système. Elle fragmente l'unité d'une personne — son rapport au corps, son rapport aux autres, son rapport au monde et au temps.

Pour illustrer ce phénomène, elle invite son auditoire à une expérience de pensée universelle : "Quand vous avez mal aux dents, que vous traversez un beau paysage avec une personne agréable, que se passe-t-il ?" La réponse est immédiate, intuitive : le monde se rétrécit. La beauté du paysage disparaît. La compagnie devient presque abstraite. Tout l'espace attentionnel est aspiré par la douleur.

Ce phénomène, banal dans sa forme aiguë, devient profondément structurant dans la douleur chronique ou la maladie grave. Le patient se sépare progressivement du monde extérieur — par honte, par fatigue, par décalage entre son expérience intérieure et la normalité apparente de ceux qui l'entourent. Ses projections dans le futur se rétrécissent. Son rapport au temps se contracte. Son identité se réduit peu à peu à celle d'un malade.

Et c'est là que le paradoxe apparaît dans toute sa cruauté : le système de soins, qui devrait répondre à cette fragmentation, tend souvent à l'amplifier. On organise les soins autour des spécialités et des organes — un cardiologue pour le cœur, un psychologue pour le psychisme, un kinésithérapeute pour le mouvement. Chaque professionnel apporte son expertise, mais personne ne tient la cohérence de la personne entière. Le patient devient, selon une formule saisissante, "une somme de symptômes et de rendez-vous", en perdant de vue la cohérence de son histoire et de son identité.

Deux fractures particulièrement fréquentes méritent d'être nommées.

La première est la séparation entre le corps et l'esprit. Elle prend en clinique une forme particulièrement douloureuse : les patients qui arrivent en centre antidouleur après un long parcours d'échecs thérapeutiques, à qui on a fini par dire, faute de mieux, que "c'est dans la tête". Ces patients ne viennent pas heureux de consulter un psychologue — ils ont souvent le sentiment d'être renvoyés dos à dos avec leur souffrance, sans qu'on ait vraiment cherché à comprendre. Or, il n'y a jamais de douleur purement physique, et jamais de souffrance psychique sans répercussion corporelle. Le corps et l'esprit ne sont pas deux entités séparées qu'on traite indépendamment — ils sont les deux faces d'une même réalité.

La seconde fracture est celle de l'identité. La maladie réduit souvent la personne à son statut de patient. Elle efface le cuisinier passionné, le parent drôle, l'ami généreux, le bricoleur inventif. Cette réduction identitaire n'est pas seulement injuste — elle est contre-thérapeutique. On se prive d'un levier thérapeutique considérable : les ressources propres du patient, sa créativité, sa vitalité, tout ce qui en lui n'est pas malade.

La question fondatrice : comment faire du soin un chemin de réunification ?

À partir de ce constat, une question s'est imposée comme fil conducteur de tout ce qui allait suivre : comment faire du parcours thérapeutique un chemin de réunification ?

Cette question n'est pas rhétorique. Elle implique un changement de paradigme profond. Elle signifie que le soin ne peut pas se contenter de réparer — il doit aussi relier. Relier la personne à son corps, à ses émotions, à ses proches, à son avenir, à ce qui lui donne sens. Elle signifie aussi que le parcours thérapeutique n'est pas une succession de consultations chez des spécialistes juxtaposés — c'est un chemin cohérent, coordonné, centré sur une personne singulière.

Cette vision s'articule autour de trois éléments qu'elle nomme les chemins thérapeutiques de la réunification.

Le premier est ce qu'elle appelle le récit intégrateur — reconnaître le patient comme le narrateur de sa propre expérience. La maladie est souvent vécue comme une dépossession : l'histoire de ce qui vous arrive est réécrite, renommée, découpée par la médecine, la psychologie, les différentes disciplines qui interviennent. Le patient perd parfois le sentiment d'être l'auteur de sa propre vie. Lui restituer ce rôle — l'aider à relier ses symptômes à son histoire, à trouver du sens dans ce qu'il traverse — est en soi un acte thérapeutique.

Le deuxième est la coordination humanisée — des professionnels en réseau, non pas juxtaposés mais véritablement coordonnés, partageant une vision cohérente du soin, un langage commun, une philosophie partagée. La coordination ne se résume pas à transmettre des comptes rendus. Elle implique que chaque professionnel reconnaisse la valeur et la place de l'autre dans le parcours du patient.

Le troisième est ce qu'elle nomme l'autonomisation progressive — aider la personne à réinvestir son corps et son existence, à retrouver le sentiment de pouvoir agir avec et malgré la maladie. Cette autonomisation ne se décrète pas. Elle se travaille dès la première rencontre, et se construit patiemment, dans la relation thérapeutique.

Le voyage anthropologique : ce que les médecines traditionnelles révèlent

Pour approfondir et vérifier ces intuitions cliniques, Isabelle Célestin a eu la possibilité, dans le cadre de reportages réalisés pour France 5, de partir observer des médecines traditionnelles dans le monde entier — en Sibérie, dans l'Himalaya, en Inde, au Bénin, et dans les campagnes françaises auprès des guérisseurs et rebouteux locaux.

Ce voyage a été nourri par une question précise : qu'est-ce qui soigne vraiment, au-delà des représentations culturelles, au-delà des rituels, au-delà des substances utilisées ? Y a-t-il des invariants, des ingrédients communs à toutes ces pratiques ?

La réponse qui a émergé, progressivement, de culture en culture, était à la fois simple et profonde : dans toutes ces traditions, le symptôme est perçu comme une désharmonie entre l'individu et son environnement. Non pas une panne mécanique dans un corps-machine, mais une rupture dans le tissu de relations qui relie la personne à elle-même, à sa communauté, à son environnement naturel, et parfois à une dimension cosmique ou spirituelle.

Chez les chamanes sibériens

En Sibérie, dans la steppe, elle observe les chamanes au travail. Ce qui frappe d'emblée, c'est la dimension totalement relationnelle et contextuelle du soin. Le chamane ne traite jamais un symptôme isolé. Il cherche à comprendre où la personne s'est "décrochée" de son lieu, de ses racines, de ses ancêtres.

Elle raconte une scène particulièrement éclairante. Des populations sibériennes, déportées à l'époque soviétique vers des régions éloignées de leurs terres d'origine, se sentaient coupées de leur force vitale. Le chamane les accompagnait en pèlerinage vers les lieux où leurs ancêtres avaient vécu. Il narrait leur histoire : "Vos ancêtres étaient là, dans ces yourtes. Ils s'étaient installés à côté de cette rivière, la plus poissonneuse de la région, parce qu'ils étaient très intelligents." Et quelque chose se reconstituait dans le groupe — des questions surgissaient, des curiosités s'éveillaient, des liens brisés se renouaient.

Le soin ne se faisait pas seul. La famille, les voisins, parfois les animaux étaient convoqués. Le rituel créait un espace de transition — du profane au sacré — dans lequel quelque chose d'autre devenait possible.

En Afrique, dans l'Himalaya, dans nos campagnes

Ces mêmes ingrédients se retrouvaient, sous des formes différentes, dans toutes les cultures observées. Au Bénin, dans les rituels vaudous. Dans l'Himalaya, dans les pratiques tibétaines. Chez les guérisseurs et barreurs de feu de nos campagnes françaises.

Les représentations de la santé, de la maladie et du soin différaient profondément. Mais quelque chose restait constant : le soin répond toujours aux multiples dimensions de l'être.

Isabelle Celestin identifie quatre dimensions invariantes dans toutes ces cultures. La dimension corporelle qui permet de traiter le symptôme physique, de répondre à la demande explicite du patient, souvent en articulation avec la médecine conventionnelle disponible.

La dimension psychique qui accompagne la souffrance émotionnelle, la peur, l'altération de l'image de soi, tout ce qui est bousculé dans l'expérience intérieure de la maladie.

La dimension sociale quant à elle, réaffirme le lien à autrui, restaure le rôle et la place du patient dans sa communauté. La maladie isole. Le soin doit réintégrer.

Puis vient la dimension existentielle et spirituelle qui consiste à aider la personne à retrouver un sens, une perspective, une cohérence face à l'épreuve et à la finitude. Cette dimension, souvent négligée ou déléguée dans la médecine occidentale, est centrale dans toutes les médecines traditionnelles observées.

Réservez une consultation en cabinet à Paris Montorgueuil ou à distance en visio-conférence

Nous recevons nos patients du lundi au vendredi. 
Pour prendre un rdv vous pouvez nous appeler au +33 (0) 1 48 07 40 40 
ou au +33 (0) 6 03 24 81 65 ou bien encore le fixer directement en ligne
en cliquant ici :

La philosophie de Nishida et le concept de Basho : une clé philosophique pour l'intégratif

Le dernier voyage anthropologique de cette exploration, le plus récent, a conduit au Japon, où elle a travaillé avec des psychiatres, des psychologues et des philosophes intéressés par l'intégration de la médecine traditionnelle japonaise — le Kampo — dans la pratique clinique contemporaine.

C'est là qu'elle a découvert la philosophie de Nishida Kitaro et son concept fondamental du Basho — une pensée qui est venue mettre des mots philosophiques précis sur tout ce qu'elle avait intuitivement perçu depuis des années.

Le Basho, littéralement "lieu" en japonais, est bien plus qu'un espace physique dans la pensée de Nishida. C'est le lieu d'interconnexion absolue — le lieu qui rend possible l'existence des objets et des sujets. Dans cette philosophie, le sujet et l'objet, le soi et le monde, ne sont pas des entités séparées. Ils existent dans ce que Nishida appelle une "auto-identité contradictoire" : le sujet ne peut se définir que dans sa relation au monde extérieur, et le monde ne prend sens que par le sujet qui l'expérimente.

Cette vision rejoint, avec une précision philosophique remarquable, tout ce qu'elle avait observé de la Sibérie à l'Afrique : l'individu n'est pas une île. Il est ses relations. Il ne possède pas des relations — il est constitué par elles. Son état de santé est indissociable de son environnement familial, professionnel, culturel, écologique.

L'implication clinique est directe et puissante : négliger le contexte du patient, c'est traiter un être abstrait qui n'existe pas. Un patient sans son histoire, sans sa famille, sans son environnement de vie, sans ses croyances et ses appartenances, est une fiction médicale. La vraie personne — celle qu'on veut soigner — est toujours une personne en relation, une personne en contexte, une personne dont l'état de santé s'inscrit dans un réseau de liens vivants et mouvants.

Le Basho ajoute une dimension supplémentaire, particulièrement précieuse pour la santé intégrative : l'idée que l'identité est mouvante, changeante, jamais figée. Ce n'est pas un état stable qu'on restaure — c'est un mouvement qu'on relance. D'où le choix du terme intégratif plutôt qu'intégré : l'intégratif est vivant, en perpétuel ajustement, jamais achevé.

Retour à la clinique : quatre propositions concrètes

Fort de ce double ancrage — clinique et anthropologique, occidental et traditionnel — la réflexion se traduit en propositions concrètes pour transformer la pratique du soin.

Replacer la personne dans toutes ses dimensions

La première proposition est aussi la plus fondamentale : mettre au centre du dispositif thérapeutique non pas le symptôme ou l'organe, mais la personne dans la globalité de ses dimensions. Rapport au corps, rapport à soi-même et à ses pensées, rapport aux autres, rapport à ce qui fait sens — tout cela doit être dans le champ du soin.

Ce n'est pas une invitation à tout traiter soi-même, ni à multiplier les intervenants. C'est une invitation à ne pas perdre de vue la cohérence de la personne, à ne pas laisser les spécialités fragmenter ce que la vie a construit.

Activer les ressources plutôt que seulement traiter les problèmes

La deuxième proposition est que le soin ne doit pas se limiter à éteindre des symptômes — il doit aussi nourrir les ressources. Elle cite avec enthousiasme les prescriptions artistiques : proposer à un patient de dessiner, de danser, de photographier, sans même nécessairement nommer cela art-thérapie. Ce faisant, on lui restitue une identité de créateur, de photographe, de danseur — une identité qui n'est pas celle d'un malade. Et cette restitution identitaire est en elle-même thérapeutique.

Elle évoque aussi, avec une pointe spinoziste qu'elle revendique, l'importance de cultiver la joie. Non pas nier la souffrance — ce serait une imposture — mais activer délibérément ce qui rend joyeux, ce qui stimule les réseaux neurologiques qui vont à l'encontre de l'angoisse et du stress. On est, dit-elle, "câblés pour traiter le stress". En nourrissant la joie, on donne au corps et à l'esprit les ressources biologiques nécessaires pour y faire face.

Prendre en compte tous les déterminants de la santé

La troisième proposition élargit encore la focale. La santé intégrative ne se limite pas aux dimensions individuelles — elle intègre les déterminants socio-économiques et environnementaux.

Elle illustre ce point par une histoire frappante racontée par des collègues londoniens. Un service d'urgences dans l'Est de Londres voyait affluer des enfants présentant des symptômes asthmatiformes. Chacun repartait avec son inhalateur, son traitement symptomatique. Jusqu'au jour où une Link Walker — une sorte de médiatrice de santé communautaire — remarqua que tous ces enfants provenaient du même immeuble. En allant voir sur place, elle découvrit des moisissures envahissant les logements. Le traitement de l'environnement suffit à faire disparaître les symptômes.

Cette histoire dit quelque chose d'essentiel : un soin qui traite le symptôme sans toucher à sa cause environnementale ou sociale est un soin incomplet. La santé intégrative prend en compte l'individu dans tous ses liens avec ce qui l'entoure — y compris les moisissures dans son appartement.

Construire un écosystème plutôt que accumuler des spécialistes

La quatrième proposition est organisationnelle, et c'est peut-être la plus ambitieuse. Il ne suffit pas que des professionnels de disciplines différentes s'intéressent au même patient. Il faut qu'ils travaillent ensemble, avec un langage commun, dans une philosophie partagée, autour d'un parcours coordonné.

Elle insiste sur la distinction entre juxtaposition et intégration. Des spécialistes juxtaposés, c'est encore de la fragmentation. L'intégratif véritable nécessite une organisation — des espaces de rencontre, de dialogue, de coordination. Des formations communes. Une culture partagée.

De la clinique à l'écosystème : Health United et les formations universitaires

Cette conviction que la transformation doit dépasser les portes du cabinet l'a conduite à deux types d'actions structurantes.

La première a été la création de formations universitaires sur la santé intégrative à Paris-Sud-Saclay, il y a plus de quatorze ans. Ce n'était pas gagné d'avance dans une université reconnue pour l'excellence en mathématiques et en physique. Il a fallu argumenter, convaincre, accepter d'être évalué régulièrement. Aujourd'hui, ces formations se déploient en Diplôme Inter-Universitaire dans plusieurs régions. Chaque année, elles accueillent davantage de professionnels de santé qui arrivent avec une intuition — celle de bien faire, de faire autrement — et qui repartent avec une méthodologie rigoureuse qui libère leur créativité clinique.

La seconde est la création de l'association Health United — un réseau de praticiens réunis autour de la santé intégrative, en France et à l'international. L'association ne cherche pas à recenser exhaustivement toutes les pratiques complémentaires. Elle vise quelque chose de plus ciblé et de plus exigeant : créer des groupes de travail terrain, dans des villes, autour de pathologies concrètes — oncologie, post-AVC, diabétologie, psychiatrie — pour que des professionnels de disciplines différentes apprennent à travailler ensemble autour d'un parcours patient. Avec une supervision, des échanges de bonnes pratiques, une plateforme de coordination interdisciplinaire.

Ce que la science vient confirmer

Ce voyage, de la clinique à l'anthropologie puis à la structuration d'un écosystème, n'est pas seulement cohérent avec les traditions de soin ancestrales. Il est aussi cohérent avec ce que la science contemporaine révèle.

Les recherches sur le microbiote montrent que notre état de santé est profondément lié à notre environnement biologique intérieur — lui-même influencé par l'alimentation, le stress, les relations, l'environnement. Les avancées en épigénétique montrent que l'expression de nos gènes est modulée par notre environnement et notre histoire de vie. Les neurosciences confirment l'influence des états émotionnels sur la biochimie du corps, et réciproquement.

Tout concourt, dans les sciences les plus contemporaines, vers la même direction que les chamanes sibériens et les guérisseurs de nos campagnes : l'individu est un être en relation, indissociable de son contexte, et la santé est un équilibre dynamique qui englobe toutes ses dimensions.

Conclusion : une médecine qui recoud ce que la maladie déchire

Ce que propose cette réflexion n'est pas une révolution contre la médecine conventionnelle. C'est une extension de sa vision, un élargissement de son regard. C'est l'invitation à ne pas se satisfaire de traiter un organe quand c'est une personne qui souffre. À ne pas se contenter de faire taire un symptôme quand c'est une existence qui cherche à se reconstituer.

La maladie déchire. Elle déchire le rapport au corps, aux autres, au temps, au sens. Le soin intégratif aspire à recoudre — non pas à effacer les traces de l'épreuve, mais à aider la personne à redevenir l'auteur de son histoire, à retrouver sa place dans le mouvement de la vie.

De la Sibérie au Japon, des guérisseurs de nos campagnes aux services hospitaliers universitaires, une même intuition traverse les cultures et les siècles : on ne soigne pas un organe, on ne traite pas un symptôme — on accompagne un être humain dans son chemin de retour à lui-même.

C'est cela, le soin intégratif. C'est cela, peut-être, le soin tout court.

 Où se former à l’approche systémique et stratégique?

LACT propose plusieurs parcours de formation web certifiantes en direct avec 50 formateurs internationaux 

 

Formateurs internationaux

Une équipe de plus de
50 formateurs en France
et à l'international

Satisfaction étudiante

de nos étudiants satisfaits de
leur année de formation à LACT*

Partenariat internationaux

Des partenariats internationaux

Certification Qualiopi

La certification qualité a été délivrée au titre de
la catégorie d’actions suivantes : Action de formation

Formateurs internationaux

Une équipe de plus de
50 formateurs en France
et à l'international

Satisfaction étudiante

de nos étudiants satisfaits de
leur année de formation à LACT*

Partenariat internationaux

Des partenariats internationaux

Certification Qualiopi

La certification qualité a été délivrée au titre de
la catégorie d’actions suivantes : Action de formation

Choix utilisateur pour les Cookies
Nous utilisons des cookies afin de vous proposer les meilleurs services possibles. Si vous déclinez l'utilisation de ces cookies, le site web pourrait ne pas fonctionner correctement.
Tout accepter
Tout décliner
En savoir plus
Unknown
Unknown
Accepter
Décliner
Commercial
Ensemble de techniques ayant pour objet la stratégie commerciale et notamment l'étude de marché.
Google
Accepter
Décliner
Analytique
Outils utilisés pour analyser les données de navigation et mesurer l'efficacité du site internet afin de comprendre son fonctionnement.
Google Analytics
Accepter
Décliner
Functionel
Outils utilisés pour vous apporter des fonctionnalités lors de votre navigation, cela peut inclure des fonctions de réseaux sociaux.
Hotjar
Accepter
Décliner
Sauvegarder